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la danse s’invite parmi les peintures du Louvre


Les onze danseurs, qui travaillaient en solo, se retrouvent pour de grandes courses qui traversent le public et remodèlent ses masses. Anne Van Aerschot

NOUS Y ÉTIONS – A l’heure où les militants du climat collent aux œuvres, les danseurs d’Anne Teresa de Keersmaeker ont été invités par le Festival d’Automne à évoquer les catastrophes écologiques d’une toute autre manière.

Tous les soirs jusqu’au 10 décembre, les portes du Louvre s’ouvrent de 19h à 22h30 pour cinq cents spectateurs. Ce miracle a été coordonné par Emmanuel Demarcy Mota, parrain du Festival d’Automne, et Laurence des Cars, présidente du Louvre. Il a demandé, elle a accepté. La danse est un des arts qui l’émeut et qu’elle souhaite voir au Musée.

Alors que les visiteurs se dirigent vers la Grande Galerie, les sculptures de la salle du Manège ont entamé leur dialogue nocturne. Psyché s’abandonne à l’étreinte de Cupidon. Les Esclaves de Michel-Ange se contorsionnent, saisis par la mort ou la rébellion. Ici et là de lourdes grilles protègent des incursions des curieux. La nuit, le silence, l’émotion. Les œuvres laissées à elles-mêmes intimidantes. Que chuchotent-ils aux passants ? Le spectacle invite à déambuler entre les tableaux. C’est appelé Forêt. Les yeux et les oreilles aux aguets, nous marchons attentifs à ce qui peut survenir en cours de route.

Un sentiment d’urgence se superpose à l’éternité immobile des chefs-d’œuvre. Anne Van Aerschot

En haut des escaliers, les bancs du…

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