Skip to content
La France dépose un projet de loi pour durcir les politiques d’immigration et d’asile

Publié le:

Le président Macron a déclaré que la France commencerait à débattre d’un projet de loi sur l’asile et l’immigration début 2023 pour mettre fin à « une politique absurde » qu’il juge « inefficace et inhumaine ».

Macron a déclaré jeudi lors d’une réunion des préfets que les politiques existantes impliquaient de placer les femmes et les hommes qui arrivent en France et « qui sont dans la plus grande misère » dans les quartiers pauvres.

Il a dit que c’était « inefficace parce que nous nous retrouvons avec plus d’étrangers dans une situation difficile que beaucoup de nos voisins, et inhumain parce que cette pression fait qu’ils sont trop souvent mal reçus ».

Macron a demandé que les demandeurs d’asile soient répartis dans tout le pays, en particulier dans les zones où les niveaux de population diminuent.

Marine Le Pen, leader du Rassemblement national anti-immigration, ne s’est pas laissée influencer.

« Emmanuel Macron veut répartir les clandestins dans les zones rurales. Nous considérons qu’ils doivent rentrer chez eux », a-t-elle tweeté vendredi. « Nous nous opposerons à cette nouvelle folie. »

Immigration sélective

Macron a également promis « d’améliorer l’efficacité des politiques d’expulsion » pour les étrangers en situation irrégulière, et a déclaré que la France devait rendre l’octroi de visas plus conditionnel à « l’esprit de coopération pour reprendre les étrangers en situation irrégulière, à commencer par ceux qui troublent l’ordre public ».

Lors de son récent voyage en Algérie, Macron et son homologue Abdelmadjid Tebboune ont ouvert la voie à un assouplissement du régime des visas entre les deux pays, en échange d’une coopération accrue d’Alger dans la lutte contre l’immigration clandestine.

Aurore Bergé, la cheffe du groupe Renaissance de Macron à l’Assemblée nationale, a déclaré vendredi que la France devrait avoir « une politique souveraine » en matière d’immigration et devrait pouvoir décider « qui nous voulons accueillir ».

Interrogée sur « l’immigration sélective » sur Cnews TV, elle a affirmé que « tous les Français y sont favorables ».

Pas besoin de nouvelle loi

La loi existante sur l’immigration, introduite en 2018, a été conçue pour accélérer les procédures d’asile en réduisant le délai maximal de traitement de 120 à 90 jours après l’entrée en France.

Il visait également à faciliter l’expulsion de ceux dont les demandes avaient été rejetées.

France Terre d’Asile, une organisation à but non lucratif travaillant avec les demandeurs d’asile et les migrants, a déclaré que la France « n’avait pas besoin d’une nouvelle loi pour mieux accueillir les étrangers », mais a convenu que la loi de 2018 devait être évaluée.

Il est « urgent » de garantir aux demandeurs d’asile un accueil réel et digne et d’arrêter les absurdités et les hypocrisies, a déclaré à France Info Hélène Soupios-David, membre de l’équipe juridique de France Terre d’Asile.

La majorité des demandeurs d’asile arrivant à Paris ont vécu dans la rue à un moment donné, a-t-elle déclaré.

« Il faut changer les conditions d’intégration, leur permettre d’apprendre le français le plus tôt possible, avoir un accès libre au marché du travail.

« Tout cela est davantage lié à des obstacles administratifs ou à un manque de moyens qu’à la législation. »

rfi

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.