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la junte au Mali réfute les accusations


La junte malienne a réfuté les accusations d’exactions militaires contre des civils, d’alliance avec des mercenaires du groupe russe Wagner et de ségrégation contre la communauté peule, après un nouveau rapport défavorable sur les droits de l’homme.

La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) a publié jeudi 24 novembre un rapport faisant état d’une augmentation sans précédent en 2022 des attaques contre des civils dans le centre du Mali, l’un des principaux foyers de violence au Sahel.

Utilisation des services Wagner

Selon la FIDH, le rapport dénonce les crimes perpétrés par les jihadistes, les milices communautaires, mais aussi l’armée malienne et le groupe paramilitaire russe Wagner. Elle stigmatise l’impunité qui prévaut. « Ces allégations sont pour la plupart tendancieuses, incontrôlées et faites exprès, dans le but de ternir l’image des Forces de défense et de sécurité maliennes.», affirme le gouvernement contrôlé par la junte dans un document publié jeudi soir et reprenant les éléments de réponse régulièrement opposés à de tels rapports.

Le gouvernement parle dedémonstration de faits sur la base de témoignages non contradictoires, ne s’appuyant sur aucune preuve tangible et souvent faite sous la menace de groupes terroristes« . Il assure que l’armée opère « dans le strict respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire», et que les violations alléguées donnent toujours lieu à une «traitement diligentet sondages.

Quant au recours aux services de Wagner, il s’agit en fait de « Formateurs et conseillers russes« , dont la présence au Mali »est très vieux« . « Elle remonte à 1960 avec l’envoi de quelques instructeurs pour aider le Mali à construire son armée et son administration.», précise le gouvernement. Les militaires au pouvoir depuis le coup d’État d’août 2020 se sont détournés en 2021 de l’ancien allié français et de ses partenaires, au profit de la Russie.

Impunité

Le gouvernement « rejeter totalement» Accusations de persécution contre les Peuls, un groupe réputé fournir de nombreux éléments aux jihadistes. Il reproche à la FIDH d’ignorer « des progrès remarquables» accomplie selon lui contre les djihadistes, mais aussi les efforts déployés contre l’impunité, comme la révision en cours des codes pénal et militaire ou le projet d’une cour d’assises spéciale pour les crimes à caractère sexiste.

L’Association malienne des droits de l’homme (AMDH), organisation membre de la FIDH avec laquelle elle avait établi un précédent rapport en 2018, a indiqué dans un communiqué qu’elle «dissociedu nouveau rapport, en raison demanquements graves» aux principes de «impartialité, objectivité et loyauté« .

lefigaro -fp

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