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la marque vendue aux enchères ce mercredi, le fichier client finalement retiré de la vente

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La vente du portefeuille de marques, du nom de domaine et des pièces ultimes a intéressé une dizaine d’acheteurs.

Un rebondissement dramatique avant le premier coup de maillet. Le fichier contenant les données de quatre millions de clients Camaïeu a été retiré de la vente aux enchères qui aura lieu ce mercredi à Vendeville (Nord). Toutefois, les acheteurs pourront partager les actifs immatériels de la marque française, à savoir le portefeuille de marques, les différents logos et le nom de domaine, en plus des stocks de vêtements trouvés. « Sur les dix acquéreurs potentiels qui ont versé l’acompte préalable de 50 000 euros, aucun ne s’est rétracté après l’annonce» précise le Figaro un représentant de la maison Mercier.

Placée en redressement judiciaire depuis le 28 septembre, la marque Camaïeu avait été contrainte de licencier ses 2.600 salariés et de vendre aux enchères l’essentiel de son stock de vêtements. Le leader français du déstockage général Noz l’avait saisie pour 4,2 millions d’euros.

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« Problème de confidentialité »

La décision de supprimer le lot de données personnelles a été prise dans un «souci de confidentialité», explique la maison Mercier. En effet, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPG) de 2018 stipule que la vente d’un fichier client n’est pas interdite, mais strictement réglementée. Avant la transmission du dossier à l’acquéreur, tous les clients auraient dû être recontactés pour renouveler leur consentement à figurer dans la base de données, a tenu à rappeler la Commission nationale de l’information et des libertés (CNIL) dans un communiqué. Malgré ce revirement, la vente reste exceptionnelle. Le lot final comprenant les droits de propriété intellectuelle de la marque est estimé à deux millions d’euros. Camaïeu a connu une forte popularité dans le domaine du prêt-à-porter féminin depuis sa création en 1984.

Karine Renouil-Tiberghien et son associé Arnaud de Belabre font partie des repreneurs potentiels. Leur objectif : racheter la marque pour en faire une entreprise 100% Made In France. « Dès le départ, nous n’étions pas intéressés par le dossier client et nous l’avons précisé. Nous préférons que les futurs clients nous laissent librement leur adresse mail afin de soutenir notre projet.elle dit.

Vers un Camaïeu 2.0 ?

Les deux associés sont déjà fortement impliqués dans le textile français depuis le rachat de la Manufacture de Lafayette et Tricots en 2016, suivi de celui de Jeann Ruiz en 2018 et de Marcoux Lafay en 2020. Après cette nouvelle acquisition potentielle, les deux repreneurs en série ont pour projet d’ouvrir une usine à Roubaix – la ville natale de Camaïeu – en plus de leurs usines à Pau et Roanne.

« Notre objectif est de relancer l’industrie textile française. Nous voulons proposer des produits pensés, conçus et vendus en France dans une démarche éco-responsable et socio-responsable.dit Karine Renouil-Tiberghien. Cependant, ce Camaïeu 2.0 ne verra le jour que si les deux partenaires remportent l’enchère. « Nous n’irons pas au-dessus du raisonnable. Chaque 100 000 euros supplémentaires est une machine en moins pour nos usines« . Sous cette forme ou une autre, le signe Camaïeu devrait renaître.

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