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La Poste accélère la livraison en cœur de ville avec un nouveau fonds


Le développement des filiales Colissimo, Chronopost et DPD France ainsi que l’investissement de 200 millions d’euros pour adapter les entrepôts urbains à la livraison des colis témoignent de cet effort.

Au sous-sol de l’imposante Poste du Louvre, au 1euh arrondissement de Paris, 75 postiers s’affairent à charger leurs vélos cargos de colis destinés aux habitants du centre de la capitale. 50 vélos capables de transporter jusqu’à 90 colis sillonneront les rues du 1euh2e3e4e9e et bientôt 7e arrondissements. Ils y livrent quotidiennement 5 500 colis, et jusqu’à 10 000 en période de pointe de consommation, comme c’est le cas en cette semaine pré-Black Friday.

Pour la ville, le gain est évident : les vélos cargo remplacent les 50 à 75 camions thermiques qui partaient chaque matin de l’entrepôt du groupe à Gennevilliers avant de sillonner la capitale, générant pollution et embouteillages.  » Nous massons désormais l’acheminement des colis par camion sur cet espace de logistique urbaine, puis nous les livrons à vélo, ou en véhicules électriques pour les colis les plus lourds.», explique Philippe Dorge, directeur général adjoint du groupe La Poste, en charge du courrier et des colis.

L’espace logistique du Louvre a ouvert ses portes en septembre. La Poste en compte déjà deux autres dans le 5e et 11e arrondissements, et en ouvrira un quatrième dans le 15e. « D’ici fin 2023, nous couvrirons 100% des livraisons à Paris», se réjouit Philippe Dorge. La Poste est en train de procéder à une refonte complète de ses schémas de distribution, en même temps que certains de ses concurrents. Tous anticipent la mise en place prochaine de zones à faibles émissions dans les grandes villes, qui rendront impossible la livraison en véhicule thermique. La loi climat les a rendus obligatoires dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants d’ici 2025.

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Ce développement a un coût

La Poste s’est fixé un objectif ambitieux : en 2025, toutes ses livraisons dans 22 villes françaises et 350 villes dans le monde doivent être décarbonées. Atteindre cet objectif nécessite des investissements massifs. L’entreprise publique consacrera 200 millions d’euros d’ici 2026 à l’ouverture de nouveaux entrepôts destinés à desservir les villes. Parallèlement, La Poste participera à la création d’un fonds dédié à la logistique urbaine. Il sera doté de 500 millions d’euros, abondé par La Poste à hauteur de 40 %, par la Banque des Territoires à hauteur de 40 % supplémentaires, et par un acteur dont le nom n’est pas encore connu à hauteur de 20 %. Ces différents investissements permettront d’ouvrir 50 nouveaux sites logistiques pour une superficie de 300 000 m2 d’ici 2026.

Cependant, La Poste n’est pas la seule à rechercher de tels emplacements. A Paris, par exemple, Amazon exploite un dépôt de bus RATP inoccupé en journée, afin de livrer plus de colis à vélo. L’e-commerçant s’est associé à courier.fr pour l’intégrer à d’autres « micro-hubs » urbains. Dans un marché où le foncier disponible est rare, La Poste dispose d’un atout majeur : ses bureaux de poste et ses centres de tri existants constituent un pool de mètres carrés qu’elle peut aménager.

Mais ce développement aura un coût. « La logistique décarbonée est plus chère que la logistique carbonéeobserve Philippe Wahl.Une partie de ce surcoût sera supportée par les collectivités locales, une autre partie par les logisticiens et une dernière partie par le client. Mais on ne sait pas encore comment cette distribution se fera.. »

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