Politique

La Reconquête fête ses un an et espère peser dans la vie politique

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Eric Zemmour au Palais des Sports. ALAIN JOCARD / AFP

Pour le premier anniversaire de son parti, Eric Zemmour a rassuré sur sa volonté de durer sur la scène politique.

Comme un air de déjà vu. Ce dimanche, au Palais des Sports de Paris, Reconquête !, le parti d’Eric Zemmour a soufflé sa première bougie, à l’endroit même où le candidat évincé à la présidentielle tenait son meeting de fin de campagne. Un an après le premier meeting de Villepinte, qui a réuni quelque 12 000 personnes, les rangs militants se sont resserrés, mais la salle est quasiment pleine : 4 000 inscrits ont fait le déplacement. Un air de nostalgie flotte dans l’air. «C’était bien pourtant…», entend-on, à droite, à gauche. En guise d’ouverture : une rétrospective des meilleures chansons de la campagne. Quelques anciens, qui ont depuis pris leurs distances avec le parti, sont discrètement présents dans les rangs. Aucune trace cependant de Philippe de Villiers, Gilbert Collard ou Jean Frédérique Poisson, qui n’ont pu se dégager.

« Il faut montrer qu’on fait des choses »

Pour ce premier anniversaire, le défi du parti se résume en un mot : la ré-adhésion. Les 130 000 membres revendiqués forment la base sur laquelle Reconquête entend s’appuyer pour mener sa bataille politique. Les dirigeants espèrent, pour l’heure, en sauver la moitié. Une campagne intensive a donc été lancée, avec une particularité : la possibilité d’adhérer pour un, deux, trois, quatre ou cinq ans, et aussi de choisir le montant de l’adhésion. «L’idée est de garder nos membres le plus longtemps possible.» dit un cadre. Pour convaincre, le parti d’Eric Zemmour espère prouver qu’il a une utilité militante sur la scène publique. Il s’agit donc de répéter, devant un public conquis, les actions menées depuis le retour en politique. Le réseau « parents vigilants », notamment, qui a eu pour effet d’annuler la visite d’une classe préparatoire à Calais la semaine dernière. « JEIl faut montrer qu’on fait des choses, et que Reconquête a toujours été l’initiative», soutient Agnès Marion, ancienne députée du Rassemblement national, et responsable du dispositif.

Et pour motiver les militants à reprendre leurs cartes, tous les visages de la Reconquête ! sont mis en avant. Stanislas Rigault, président de Génération Z ouvre le bal, suivi des trois vice-présidents Guillaume Peltier, Marion Maréchal et Nicolas Bay, qui se prêtent à un jeu de questions-réponses. L’occasion de revenir, encore une fois, sur la nécessité de l’union des droits, la lutte contre l’immigration, les impôts, ou «l’influence des lobbies LGBT dans les écoles». Et Eric Zemmour monte sur scène. Dans son discours, une assurance :Que tous ceux qui prédisent notre mort aient une chose à l’esprit : nous venons de naître.» «Nous nous battons pour des idées et nous les traduisons en réalité pour remporter chaque jour des victoires concrètes», assure encore le président du parti, jurant que Reconquête sera de chaque élection.

L’argument ethnique

Et pour la dernière partie de son discours, Eric Zemmour passe un cap sémantique, en faisant appel à l’argument ethnique. Pour expliquer la montée de la violence dans la société, l’ancienne journaliste détaille quatre «moteurs« . La première : «L’hétérogénéité ethnique de nos sociétés : plus une société est ethniquement hétérogène, plus elle est violente et conflictuelle. C’est la distance entre le bourreau et la victime qui facilite le passage à l’acte, car la dissemblance permet de déshumaniser.Applaudissements dans les rangs. La rencontre se termine, comme celles de l’an dernier, par les cris du public, et sur une Marseillaise tonitruante. Eric Zemmour l’assure : «Je vais maintenant continuer à défendre mes idées, mais avec un formidable arsenal à ma disposition : vous.»

VOIR ÉGALEMENT – Un an après la création de Reconquête, où en est Éric Zemmour ?

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