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La Rochelle doit éviter la douche froide

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Finaliste de la dernière édition et bien parti cette année, le Stade Rochelais n’a pas le droit à l’erreur, à domicile, face à Bath, dernier du championnat anglais.

Un quotidien sans cesse chamboulé par les aléas du Covid. Au moment de retrouver la Champions Cup, le Stade Rochelais a dû faire face, comme d’autres équipes professionnelles, à des matches annulés ou reportés, et à des cas positifs au sein de son effectif. On s’adapte comme on peut, en essayant d’être positif. La semaine dernière, le match des Maritimes à Toulon a été reporté en raison de nombreux cas chez les Varois. Il se jouera finalement le samedi 19 mars, lors du Tournoi des six nations, a-t-on appris vendredi. « C’est dommage qu’il ait été reporté, on s’était bien préparé pour ce match. Nous étions frustrés. Mais on accepte parce que c’est la même règle pour tout le monde », dit le manager de La Rochelle Ronan O’Gara.

Ces quinze jours sans jouer auront, au moins, eu un mérite, celui de donner un peu de répit aux joueurs. « Nous n’avons pas changé notre programme. C’est aussi l’occasion de se reposer un peu, surtout pour des joueurs comme Uini (Atonio) et Pierre (Bourgarit)« , acquiesce le technicien irlandais. Le dernier match des Maritimes remonte au début de l’année, lorsque La Rochelle s’était inclinée sur la pelouse de Castres (31-30), s’effondrant dans les derniers instants après avoir mené 24-3. « Cette défaite m’a fait mal à la tête, avoue le talonneur international Pierre Bourgarit. On a pu couper, tant mieux. Mais si nous devions jouer (contre Toulon), nous l’aurions fait. Nous « passons » à autre chose et nous nous remettons au travail.

La Coupe d’Europe est-elle moins belle cette année ? L’année dernière, nous avons gagné un match (de groupe) et nous nous sommes qualifiés

Pierre Bourgarit

Reprise donc avec la Coupe d’Europe. Une compétition où les Rochelais ont désormais le statut de vice-champions d’Europe à assumer. Après sa victoire sur Glasgow en ouverture et son match nul sur tapis vert face à Bath, le Stade Rochelais (4e de la poule A) est en position favorable pour se qualifier. Des voix se sont élevées (Christophe Urios, Camille Lopez) pour pester contre cette édition des jeux continentaux qui serait faussée et n’aurait pas « plus de sens« Avec ces matches annulés et ces autres reportés puis nuls décrétés. « La Coupe d’Europe est-elle moins belle cette année ? L’année dernière, nous avons gagné un match (de poulet) et nous nous sommes qualifiés rappelle Pierre Bourgarit, citant le cas similaire de l’UBB. Bien sûr, c’est bizarre. Les décisions de l’EPCR plaisent aux uns, déplaisent aux autres. Nous avons encore la chance de nous qualifier et nous ferons tout pour cela.

Cela passera par un succès à Delflandre ce samedi face à Bath. La quatrième fois sera la bonne : l’an dernier, les deux confrontations avec cette équipe anglaise ont été annulées, tout comme le match aller cette saison. Sur le papier, faux pas interdit pour le Stade Rochelais face au fond de la Premiership anglaise (13e et dernier avec seulement 10 points). Méfiance toutefois, Bath s’est réveillé le week-end dernier en signant contre Worcester la première victoire de sa saison. « C’est bizarre, j’ai grandi en Irlande et Bath était l’une des plus grandes équipes d’Angleterre et d’Europe. Il est difficile de comprendre leur parcours et comment ils en sont arrivés là. Ils ont remporté leur premier match le week-end dernier. C’est une équipe avec beaucoup de grands noms. Et j’ai dit à mes joueurs, je n’aimerais pas que ce soit contre nous qu’ils jouent leur meilleur match., prévient Ronan O’Gara.

Le but est d’être meilleur semaine après semaine. Mais ce n’est pas le cas cette saison

Ronan O’Gara

Même méfiance du côté de Pierre Bourgarit : « Les choses ne fonctionnent pas pour eux jusqu’à présent. Mais peut-être qu’un jour ça reviendra. C’est une équipe que nous ne prenons pas du tout à la légère. Le Stade Rochelais – qui a connu des hauts et des bas cette saison – reste concentré sur ce qu’il doit faire, ce qu’il doit améliorer dans son jeu. « Entre nous, on ne parle pas de gagner. Mais qu’est-ce qu’on doit faire pour y arriver » souligne le gestionnaire des Maritimes. Le pack rochelais fait toujours autant de dégâts, la défense est bien en place, mais les arrières pourraient être plus efficaces. « Le but est d’être meilleur semaine après semaine. Mais ce n’est pas le cas cette saison, reconnaît O’Gara. Il nous reste vingt matches à améliorer. Je suis convaincu que les attaquants et les trois-quarts pourront bien jouer ensemble très bientôt. »

Autre problème pour les Maritimes : le retour des jauges à 5 000 personnes dans les stades. Pas – ou beaucoup moins – un soutien fervent du public rochelais. L’an dernier, quasiment à huis clos, cela n’avait pas empêché Brice Dulin et ses coéquipiers de se moquer des Irlandais du Leinster, en demi-finale de Coupe d’Europe. Là, même s’ils manquent de confiance, les Anglais de Bath devraient se rendre sans compter et envoyer le match. Ils n’ont pas le choix. « Ce sera un match avec beaucoup de rythme, beaucoup de tempo, assure Ronan O’Gara. Mais on aime ces conditions de jeu. Attention toutefois à ne pas trébucher sur le tapis.


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