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La secrétaire d’Etat Nathalie Elimas visée par une enquête administrative pour harcèlement

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Le secrétaire d’État chargé de l’Éducation prioritaire est accusé d’avoir harcelé des collaborateurs. Le ministère de l’Education nationale « confirme qu’il y a bien une enquête administrative ».

La secrétaire d’Etat Nathalie Elimas, chargée de l’Education prioritaire, fait l’objet d’une enquête administrative, a indiqué samedi le ministère de l’Education nationale, interrogé par l’AFP sur des accusations de harcèlement et d’abus au sein de son cabinet. Cinq sources ont indiqué samedi à l’AFP que Mme Elimas faisait l’objet d’une enquête administrative alors qu’elle est accusée d’avoir harcelé des collaborateurs.

Interrogé, le ministèreconfirme qu’il y a bien une enquête administrative » En cours « sur le fonctionnement des ressources humaines du cabinet de Mme Elimas« . « Il n’y a pas de date fixe, à ce stade, pour la soumission du rapport», a précisé le ministère, même si quatre des cinq sources ont pour leur part indiqué que la plupart des auditions étaient faites et que la remise du rapport serait imminente.

Une inspection interne pour « faire la lumière »

Sollicitée samedi par l’AFP, la secrétaire d’Etat, entrée au gouvernement en juillet 2020 et âgée de 48 ans, n’a pas souhaité faire de commentaire, évoquant son entourage. « Le ministère a demandé à l’Inspection générale de l’éducation, des sports et de la recherche (IGESR) de procéder à une inspection interne au sein du cabinet du secrétaire d’État, afin de faire la lumière sur d’éventuelles difficultés liées aux relations de travail au sein de l’entreprise», a confirmé le bureau du secrétaire d’État.

« Cette inspection a débuté début janvier et les conclusions doivent être rendues dans les prochaines semaines.», a ajouté cette source. « Si des dysfonctionnements devaient être mis au jour par ce rapport, il est évident que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour y remédier.», nous a-t-on encore indiqué. Selon des sources concordantes, tous les membres du cabinet, y compris Mme Elimas, ont été entendus.

Une demi-douzaine de victimes ?

Plusieurs sources ont indiqué à l’AFP que Mme Elimas était accusée d’actes de « harcèlement« mais aussi de »abuser desur les collaborateurs. Tous ont préféré rester anonymes. Une demi-douzaine de personnes seraient victimes, selon deux personnes qui travaillent depuis juillet 2020 au bureau de ce spécialiste des ressources humaines. L’une de ces deux sources mentionnebeaucoup d’arrêts maladie » et « départs d’employés« .

Une autre personne ayant travaillé dans le cabinet évoque un problème de harcèlement »généralisé« . Une troisième personne parle de son « descente aux enfers« , soulignant les nombreux »crises de colère» De celle qui fut députée du Val-d’Oise jusqu’à son arrivée au gouvernement, ciblant ses collaborateurs, notamment lors des meetings. Au moins trois sources ont également souligné que l’emploi au sein de l’entreprise d’un très proche collaborateur de Mme Elimas, décrit par l’une de ces sources comme « intouchable», serait l’un des volets de cette enquête administrative. La firme n’a fait aucun commentaire.


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