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L’agence française pour le développement de l’AIUla se sépare de Jean-François Charnier

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Jean-François Charnier en novembre 2017, lors d’une conférence de presse au Louvre Abu Dhabi, à la veille de l’ouverture officielle du musée. GIUSEPPE CACACE / AFP

Mis en examen dans l’affaire de blanchiment d’antiquités impliquant France Musées et le Louvre Abu Dhabi, le conservateur français sera démis de ses fonctions lorsqu’il reprendra ses fonctions au sein du projet de développement franco-saoudien lancé en 2018.

L’agence française pour la mise en valeur d’AIUla (Afalula), important site archéologique d’Arabie saoudite, annonce le départ de Jean-François Charnier, de son poste de directeur scientifique, le 30 septembre. Cette annonce fait suite à l’inculpation le 28 juillet de cet archéologue, ancien cadre de l’agence France Musées, soupçonné d’avoir favorisé la vente d’antiquités égyptiennes au Louvre Abu Dhabi malgré des doutes sur leur origine.

Jean-François Charnier a rejoint l’agence française en août 2018. Créée suite à un accord signé en avril 2018 entre Emmanuel Macron et le prince héritier Mohammed Ben Salman, la structure a pour mission de mettre en œuvre, en collaboration avec les autorités saoudiennes, le développement culturel et touristique de la région d’AlUla, au nord-ouest de la péninsule arabique.

Nommé responsable du pôle Culture & Patrimoine de l’agence, Jean-François Charnier avait pour mission de piloter le développement des sites archéologiques de la région et d’accompagner la création d’un futur ensemble muséal. Au cœur d’AlUla, le site de Madain Saleh fait l’objet d’un partenariat scientifique de longue date entre la France et l’Arabie Saoudite. Le site, connu pour abriter les vestiges spectaculaires de la cité nabatéenne d’Hégra, est fouillé depuis 2002 par une mission archéologique française.

L’agence française pour le développement d’AIUla a cependant jugé préférable de se séparer de l’expert en raison de l’affaire émiratie dans laquelle il se trouve désormais empêtré. Le Figaro constatait début août la disparition de la page consacrée à l’archéologue français sur le site d’Afalula.

enquête tentaculaire

Ciblé par la justice pour « le blanchiment de capitaux en facilitant la fausse justification de l’origine des biens de l’auteur d’un crime ou d’un délit » et placé sous contrôle judiciaire, Jean-François Charnier est soupçonné d’avoir favorisé la vente d’antiquités égyptiennes pillées au Louvre Abu Dhabi malgré des doutes sur leur origine frauduleuse. L’un des objets en cause, une stèle royale égyptienne estampillée du nom de Toutankhamon et, surtout, d’un faux certificat, a été acquise en 2016 par le Louvre Abu Dhabi. Une alerte lancée en 2018 par un égyptologue sur la provenance douteuse du vestige serait restée lettre morte.

Dans le cadre de cette enquête tentaculaire menée par l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC), l’ancien patron du Louvre, Jean-Luc Martinez, a également été mis en examen en mai et placé sous contrôle. judiciaire. « S’il était établi que des œuvres illicites ont été acquises par le Louvre Abu Dhabi, il serait, à l’instar des institutions qu’il est chargé de diriger, victime de trafiquants »ses avocats ont dit au Figaroau début de l’été.

En 2020, plusieurs antiquaires et experts parisiens, dont le président de la maison Pierre-Bergé et un ancien conservateur du Louvre, ont été arrêtés, soupçonnés de blanchiment de plus d’une centaine « d’antiquités de sang ». Ces objets, pillés en Égypte, en Libye, en Syrie ou encore au Yémen en marge des conflits armés, auraient été illicitement exportés puis introduits sur le marché international de l’art. Selon l’Unesco, le commerce illicite des biens culturels se classe au troisième rang des activités criminelles mondiales, après le trafic de drogue et le trafic d’armes.

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