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L’agenda de Laurent Wauquiez


Laurent Wauquiez lors du J-100 des championnats du monde de ski Courchevel Méribel 2023 en région Auvergne-Rhône-Alpes, le 25 octobre à Lyon. Sandrine THESILLAT / PANORAMIQUE

Très cité dans cette campagne pour la présidence des Républicains, le président d’Auvergne-Rhône-Alpes n’entend pas se dévoiler de trop tôt.

« Je veux que Laurent Wauquiez soit candidat parce qu’il est le meilleur (…) Après le calendrier, c’est lui. » Lundi soir, les propos d’Eric Ciotti lors du débat sur LCI sont passés quasiment inaperçus. Et pourtant… Depuis son entrée en campagne cet été pour la présidence des Républicains, le député des Alpes-Maritimes a annoncé que Laurent Wauquiez est un candidat naturel de la droite à la présidentielle de 2027 et doit, à ce titre, être choisi parmi les prochains. année pour permettre aux Républicains de trouver une incarnation. Un calendrier auquel s’oppose catégoriquement Bruno Retailleau. « Laurent Wauquiez a toutes les qualités demain pour être notre candidat mais j’ai une différence par rapport à Eric », a déclaré la sénatrice lundi soir sur le plateau de LCI, « C’est que je pense que ce n’est pas une bonne idée, ni pour le parti ni pour le candidat (pour se déclarer l’an prochain) Laurent devrait se méfier car en 2024, nous allons avoir des élections européennes. J’espère que nous les gagnerons. Mais si jamais nous trébuchons en mai, nous l’électrochocons« Pour le président du groupe LR au Sénat, la droite doit veiller à ne pas « mettre la charrue avant les boeufs ». « D’abord l’élection (républicaine) de 2022. Puis les élections européennes. Juste après, nous désignerons notre candidat. Il restera trois ans à faire campagne. Mais s’il vous plaît, ne l’exposons pas trop tôt! », il s’inquiète. Un avis partagé par Aurélien Pradié même au-delà de la personne de Laurent Wauquiez : « Je pense que c’est de la folie de désigner notre candidat l’année prochaine. J’ai trop vécu les épisodes de Fillon Pécresse pour ne pas penser qu’on va l’exposer à tous les incendies nucléaires. »

Laurent Wauquiez, lui, n’a jamais évoqué son intention de se déclarer l’an prochain, en 2023.

Ils ne sont pas les seuls à le penser. David Margueritte, vice-président de Normandie, ou Sébastien Michel, maire d’Écully, par exemple, l’ont confiée à Laurent Wauquiez, persuadés qu’une exposition trop forte de ses ambitions dès 2023 pourrait lui coûter toute chance politique de figurer sur la ligne de départ de la prochaine élection présidentielle. Et que les élections européennes le feraient trébucher s’il se révélait trop tôt. Laurent Wauquiez, lui, n’a jamais évoqué son intention de se déclarer l’année prochaine, en 2023. Le président de région sait qu’il a besoin de temps pour reconstruire son lien avec les Français ainsi que pour proposer un corpus idéologique solide et renouvelé.

Mercredi, devant une vingtaine d’élus qu’il recevait à Paris dans les locaux de la région, « il n’a pas du tout parlé des échéances électorales »explique Fabien di Filippo, le député LR de la Moselle. « Nous avons fait un état des lieux de ce que chacun ressent sur son territoire et des préoccupations des Français, comme nous le faisons régulièrement depuis six ans. 40% des Français vivent dans des communes de moins de 10 000 habitants», poursuit le député LR Pierre Cordier. « On était très loin de la politique politique »il sourit.

«  En 2027 ce sera la droite ou Le Pen »

Le président régional leur a également fait part de son « immersion » ce qu’il fait sans presse. Il avait débuté il y a un an avec Fabien di Filippo dans sa circonscription. Maintenant, il les multiplie. Après une visite au lycée de Vénissieux mi-octobre, une immersion dans la métropole lyonnaise avec le BAC, il s’est rendu à l’usine Michelin de Roanne en fin de semaine dernière. La prochaine fois, il ira aux urgences de l’hôpital.

«  Je prends le temps d’écouter le pays, c’est essentiel », a insisté Laurent Wauquiez mercredi devant les élus, « en 2027 ce sera la droite ou Le Pen », a-t-il jugé. Conscient que les Républicains sont désormais très affaiblis, leur ancien président a également appelé ses partisans à éviter tout «  division entre les groupes parlementaires LR à l’Assemblée et au Sénat. Régulièrement, Laurent Wauquiez reçoit des petits groupes de députés et sénateurs comme le 18 octobre ou encore la semaine dernière.

Convaincus que la France sait «  un jeu final « , et «  un stand historique », comme il le confiait au Figaro fin octobre, Laurent Wauquiez est conscient que les Français seront exigeants. « Il va falloir être très déterminé sur les solutions, avoir une vraie hauteur de vue, et les Français auront besoin d’hommes politiques dotés d’une grande compétence et d’une grande capacité d’écoute ». Il veut aussi arriver avec une équipe, à qui ses amis de LR reprochent souvent de jouer trop perso.

La semaine dernière, Laurent Wauquiez et Éric Ciotti, qui s’apprécient, se sont retrouvés. Le président de région qui avait annoncé son vote dans nos colonnes lui renouvellera son soutien vendredi prochain, lors d’une réunion publique dans la Drôme. Une manière de montrer qu’il s’engage auprès de ses amis et de couper court aux critiques. Aux Républicains, beaucoup auraient aimé qu’il se présente à la présidence du parti, l’accusant parfois de fuir les combats politiques. Pas son calendrier. « Je voterai avec conviction pour Éric Ciotti »il avait déclaré au Figaro, C’est le président dont notre famille politique aura besoin. Il a toute ma confiance.»

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