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l’Albiceleste compte sur sa « grinta »

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Opposée à la Croatie en demi-finale de la Coupe du monde, l’Argentine affichera l’esprit guerrier qui fait sa force depuis le début de la compétition.

Qui n’a jamais, en bordure d’un terrain de sport professionnel ou amateur, entendu parler de la « grinta » ? Difficile à traduire, voire à définir, ce terme n’est présent ni dans le dictionnaire officiel de la langue espagnole, ni dans les dictionnaires spécialisés de l’espagnol latino-américain. Cependant, personne n’ignore ce qu’il recouvre. La « grinta », c’est la rage de gagner, le « fighting spirit » cher aux Anglo-Saxons. Un certain art de la combativité, une pugnacité sans faille de la première à la dernière minute. Il habite une bonne partie des sélections latino-américaines, mais l’Argentine en a fait son ADN.

Face à la Croatie en demi-finale (mardi, 20 heures), les hommes de Lionel Scaloni appliqueront la même recette que lors de tous leurs matches dans cette Coupe du monde : engagement, intensité, une philosophie tenace, accrocheuse, guerrière. Et surtout la volonté de ne jamais baisser les bras. Bref, un état d’esprit irréprochable.

Un esprit au secours du jeu

Dans une interview avec sport en 2016, Carles Puyol, capitaine emblématique du FC Barcelone, se confiait sur ses débuts dans le football : « Quand j’ai passé le test pour rejoindre le FC Barcelone, mon père m’a dit : « Si vous revenez et qu’ils ne vous ont pas choisi parce qu’ils ont trouvé 20 joueurs meilleurs que vous, pas de problème. Mais s’ils ne te sélectionnent pas parce qu’ils ont trouvé 20 mecs plus coriaces et plus déterminés que toi, ne rentre même pas à la maison !« Puyol n’est pas argentin, il est espagnol, mais son exemple illustre parfaitement l’idée de « grinta ».

Cette force mentale, associée à un effort physique important, permet souvent à l’Albiceleste de se tirer d’affaire. Sans rien enlever à la qualité des individus argentins, ce serait mentir de dire que c’est l’équipe qui produit le meilleur jeu de la compétition. Mais si le beau jeu suffisait à gagner un match de football, ce sport si populaire le serait peut-être un peu moins, et la Belgique serait championne du monde.

Il faut dire qu’avec une telle pression sur les épaules de Lionel Messi et de ses coéquipiers, on comprend aisément que la qualité de jeu puisse vaciller. L’Argentine a le football dans le sang. A chaque réunion de la sélection, la nation s’arrête, les magasins ferment, la vie s’interrompt. Dans les tribunes du quart de finale Argentine – Pays-Bas, il y avait environ 1 400 supporters néerlandais contre… environ 50 000 Argentins. Pas étonnant que, au sol, les jambes soient lourdes. Puis les onze hommes compensent par cœur. Mourant de faim, prêts à donner leur vie, ils ressemblent parfois plus à des taureaux qu’à des footballeurs. Mais à la fin, ils gagnent.

Mauvais garçons dans les moments chauds

Une telle intensité n’est pas sans conséquence sur l’émotivité des joueurs. Les Argentins vivent les rencontres « à fond ». La « grinta » ne laisse aucune place aux demi-mesures, elle erre à son gré sur la gamme des sentiments humains, de l’ivresse à la colère. C’est pourquoi elle flirte souvent avec la provocation, voire l’anti-jeu et même l’anti-fair-play. La photo des Argentins narguant les Néerlandais, prise après le quart de finale des tirs au but, a fait le tour du monde.

Les Argentins chambrent les Néerlandais au coup de sifflet final. PAUL ENFANTS / PANORAMIQUE

Cet ultime chambrage est venu couronner une fin de match sous haute tension. Intimidations, tacles brutaux et mauvais gestes ont plu, les cartons aussi. Une ambiance électrique qui a peu à peu fait trébucher les Bataves, comme en témoigne le carton rouge de Denzel Dumfries en fin de prolongation. Si l’Albiceleste a triomphé lors de la séance de tirs au but décisive, sa « grinta » n’y est pas étrangère.

Le symbole de cette science de l’agressivité est sans aucun doute Leandro Paredes. Lorsqu’un incident éclate, l’ancien milieu de terrain du PSG, désormais à la Juventus, n’est pas le dernier à entrer dans la mêlée. Plus du genre à le déclencher, même. A tel point que les réseaux sociaux s’amusent (ou s’agacent) de cet agitateur au comportement de « lutteur« , de « mma combattant« , de « boxeur« . Mais il n’en demeure pas moins que son profil de bad boy a toute sa place dans le football moderne. Comme des garçons comme Arturo Vidal, Sergio Ramos, Pepe ou encore Roy Keane en son temps, le natif de San Justo est indispensable à son équipe.

Ne touchez pas Messi

Tous ces Argentins qui partent en guerre ont un leader : Lionel Messi. Le ballon d’or septuple est le grand atout de la sélection, l’atout majeur. Alors ne touchez pas. Le bijou ne doit pas être blessé, rayé ou même cogné. A l’occasion d’un match amical Argentine-Honduras en septembre, une vidéo montrant Rodrigo De Paul protégeant son capitaine avait circulé. Dans ce document, le joueur de l’Atlético Madrid a été vu intervenant après qu’un responsable hondurien ait saisi le bras de la Pulga pour obtenir une photo. « Tu irais en guerre pour lui s’il te le demandaita déclaré De Paul dans une interview sur le site officiel de la FIFA. Plus tôt dans cette rencontre, tous les Argentins s’étaient rués sur un joueur hondurien coupable d’avoir fauché Messi de manière irrégulière.

Il peut voir que son rêve de toujours de gagner la Coupe du monde est sur le point de se réaliser. Alors, comme pour les autres, la pression monte, et les émotions sont à fleur de peau. Lui d’habitude si placide n’a pas décollé en fin de quart face aux Pays-Bas. « Qu’est-ce que tu regardes, imbécile ? Qu’est-ce que tu regardes, imbécile ? Allez, vas-y, espèce d’idiot !», a-t-il lancé en pleine interview d’un opposant. Nous verrons contre la Croatie ce que donne un Messi énervé…

VOIR ÉGALEMENT – Coupe du monde : le pronostic de nos journalistes pour Argentine-Croatie

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