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L’AMF met en garde les jeunes investisseurs


Alors que la popularité des comptes de courtage à escompte a explosé de 38 % en un an, l’Autorité des marchés financiers (AMF) s’inquiète de voir des jeunes investir pour le plaisir comme dans un jeu vidéo.

« On se demande si on n’assiste pas à la disparition de la frontière entre jeu vidéo et investissement », a déclaré Louis Morisset, PDG de l’Autorité des marchés financiers (AMF), lors d’une réunion virtuelle en présence du ministre des Finances, Eric Girard, hier.

« Il est absolument fondamental pour moi personnellement, en tant que père de quatre garçons entre 16 et 4 ans, que les jeunes comprennent tôt dans leur vie qu’investir n’est pas un jeu », a-t-il ajouté.

En seulement un an au Canada, le nombre de comptes de courtage à escompte, qui permettent d’investir soi-même sans passer par un tiers, est passé de 7,7 millions à plus de 10,6 millions, soit une hausse de près de 38 %.

Quant au nombre de transactions, il a presque triplé, passant de 30 millions à 81 millions, ce qui a poussé l’AMF à retenir, l’été dernier, les services du cabinet de sondage SOM pour comprendre l’ampleur du phénomène.

Par « amusement »

Selon le numéro 1 de l’AMF, certaines plateformes de courtage en ligne vont désormais jusqu’à utiliser « des mécanismes marketing intégrant des concepts propres au jeu, comme l’attribution de points ou de récompenses ».

De ce fait, ce système influence les choix des investisseurs, souligne Louis Morisset. On investit alors pour se faire plaisir.

« Les raisons les plus souvent évoquées sont la convivialité et, voilà, le ‘fun' », a lancé le grand patron du chien de garde des marchés.

Dans son allocution, le PDG de l’AMF n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que plus de 72 % des personnes interrogées lors d’une étude CIRANO disent avoir une connaissance des cryptomonnaies, dont de nombreux jeunes.

Sur le lot, à peine 7% détiennent des cryptos dans leur portefeuille. Deux fois plus d’hommes que de femmes s’intéressent à ce type d’atout à la mode. « Sans surprise, la majorité d’entre eux ont entre 18 et 34 ans, observe Louis Morisset.

De plus, ces jeunes investisseurs se tournent de plus en plus vers des sources d’information non traditionnelles, comme les médias sociaux, pour les guider.

Pour mieux comprendre les cryptos, l’AMF a expliqué hier avoir créé sa propre crypto appelée « AMF Coin » pour se baigner dans ce monde.

« Nous avons exploré le fonctionnement de la blockchain Etherum en créant un token, l’AMF Coin, similaire à ceux créés légitimement par certaines start-up pour lever des capitaux dans le cadre d’une ICO, mais aussi similaires à ceux créés de manière malveillante par des fraudeurs actifs », a-t-il conclu. .

Le mois dernier, l’AMF a confirmé à Un journal qu’elle lorgne sur la plateforme d’intérêt et de prêt basée sur la crypto-monnaie Celsius Network, dans laquelle la Caisse de dépôt vient de mener une ronde de 400 millions de dollars avec WestCap.

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