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L’Amour des trois oranges, à l’Opéra national de Lorraine : délicieux ridicule


« L’Amour des trois oranges », à l’Opéra national de Lorraine. Simon Gosselin

CRITIQUE – L’oeuvre de Prokofiev retrouve sa dimension grâce à un spectacle étincelant. Un travail de qualité qui donne envie de revenir.

Envoyé spécial à Nancy (Meurthe-et-Moselle)

La fantaisie débridée des jeunes compositeurs russes des années 1920 est presque sans précédent. Voici un Serge Prokofiev trentenaire qui crée en 1921 L’amour des trois oranges, fable délirante selon Carlo Gozzi, dramaturge extraordinaire qui a régénéré la commedia dell’arte, en déclin au XVIIIe siècle. Revisitée à la lumière des années folles, la farce fantastique laisse place à un théâtre de l’absurde où le surréalisme n’est pas loin.

A l’Opéra national de Lorraine, dans le cadre enchanteur de la place Stanislas à Nancy, la metteur en scène autrichienne Anna Bernreitner rend justice à toutes les dimensions de l’œuvre avec un spectacle irrésistiblement vivant et plein d’esprit. Dans un décor tournant sur plusieurs niveaux, entre BD et dessins animés, le fils neurasthénique du Roi du Trèfle, qu’une malédiction rend amoureux de trois oranges, promène son hypocondrie tandis que le chœur des comédiens et tragédiens, sur…

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