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L’Assemblée nationale vote la réhabilitation du « coup pour l’exemple » de la Grande Guerre

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Les parlementaires ont voté pour que les noms de plus de 600 soldats soient inscrits sur les monuments aux morts et qu’un monument national soit érigé.

L’Assemblée nationale a voté dans la nuit de jeudi à vendredi 14 janvier un projet de loi appelant à la réhabilitation de plus de 600 militaires »coup par exemple», Une page noire de la Première Guerre mondiale.

Le texte, qui a été rejeté en commission de défense au Palais Bourbon début janvier, a été adopté dans l’hémicycle par 39 voix contre 26 et 9 abstentions. Elle a été proposée en première lecture dans le cadre d’une journée réservée au groupe LFI par le député Bastien Lachaud.

« Fermer les blessures de la mémoire »

Les votes favorables sont venus de tous les bancs de droite et de gauche. Plusieurs députés LREM ont également voté pour, bien que la plupart des membres du groupe majoritaire aient voté contre. Le MoDem s’est également retrouvé divisé. « Plus de cent ans plus tard, il faut refermer les blessures de la mémoire», a déclaré Bastien Lachaud, professeur d’histoire de formation, à la tribune. Le secrétaire d’État Adrien Taquet, au nom du gouvernement, a souligné les mesures déjà prises pour une meilleure connaissance historique et l’apaisement sur cette question.Le ministère des Armées s’est engagé de longue date dans une démarche d’histoire et de transparenceA ce sujet, dit-il.

Sophie Beaudouin-Hubière (LREM) a mis en garde contre un « lecture politisée et empreinte d’idées modernes« Sur cette page d’histoire, en soulignant que certains tirs ont été »désertion récidivistes« . »Les soldats en service dans les armées françaises du 2 août 1914 au 11 novembre 1918 ayant été condamnés à mort pour désobéissance militaire ou mutilation volontaire (…) et dont la peine a été exécutée, sont soumis à une réhabilitation générale et collective, civique et moral», précise le texte.

« La Nation reconnaît que ces militaires ont été victimes d’une justice expéditive, instrument d’une politique répressive, qui n’a pas respecté les droits de la défense et n’a pas pris en compte le contexte d’extrême brutalité auquel les militaires ont été soumis.», poursuit le projet de loi, qui exige que les noms des personnes concernées soient inscrits sur les monuments aux morts et qu’un monument national soit érigé. François Hollande reconnaissait en 2013 que «certains (soldats) ont été arbitrairement condamnés et emmenés en armes« .

Alors président, il s’inscrivait dans la continuité des déclarations de Lionel Jospin, Premier ministre, en 1998, puis de Nicolas Sarkozy, en 2008, qui avaient chacun souhaité à leur manière une réintégration des exécutés dans la mémoire nationale. Ces dernières années, cependant, les parlementaires n’ont pas adopté divers projets de loi, venant de la gauche, et prônant la réhabilitation collective.


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