Actualités françaises

Laurent Wauquiez va attaquer Gaël Perdriau pour diffamation

[ad_1]

Cette intervention fait suite à l’autorisation donnée par la justice à Médiapart de publier le nouveau volet d’une enquête sur Gaël Perdriau.

Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, va porter plainte contre Gaël Perdriau, après la publication mercredi d’une enquête Mediapart selon laquelle le maire de Saint-Etienne (ex-LR) aurait répandu une rumeur de pédocriminalité le concernant. Déjà embourbé dans une affaire de chantage présumé à la vidéo intime, l’édile de Saint-Etienne avait dans un premier temps obtenu le 18 novembre par une décision de justice inédite l’interdiction de publication de cette enquête du média en ligne.

L’effet boomerang est venu mercredi d’une nouvelle décision du tribunal de Paris autorisant enfin Mediapart à publier son article faisant état des rumeurs de pédocriminalité lancées par Gaël Perdriau contre Laurent Wauquiez. Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé peu après cette mise en ligne son intention de porter plainte pour diffamation contre Gaël Perdriau.

« J’appelle les élus de la majorité stéphanoise à se démarquer de Gaël Perdriau en demandant sa démission. Il souille l’honneur de St-Étienne, la grandeur du mandat de maire et la politique en général.a tweeté de son côté Bruno Retailleau, chef de file des Républicains au Sénat et candidat à la présidence du parti. « S’il reste un peu d’honneur personnel et politique à Gaël Perdriau, qu’il quitte son mandat électif dans l’heure. Ces méthodes inspirent le dégoût et la honte au-delà des limites., a ajouté Aurélien Pradié sur le même réseau social. Lors de l’audience de vendredi dernier, le directeur des médias d’investigation, Edwy Plenel, est venu demander au tribunal de révoquer l’ordonnance lui interdisant de publier l’enquête, pour « mettre fin au plus vite à une atteinte sans précédent à la liberté de la presse ».

Bras de fer entre Perdriau et Mediapart

Cette décision, prise sans que Mediapart puisse se défendre, avait été prise à la demande du maire de Saint-Etienne, qui avait invoqué une atteinte à la vie privée. L’affaire avait été mise en délibéré, au grand dam des médias, soutenus à l’audience par Reporters sans frontières, la Fédération internationale des journalistes, des syndicats, la Ligue des droits de l’homme et des associations de la presse judiciaire et des avocats pratiquant le droit de la presse.

Cependant, l’enquête Mediapart présente une « Intérêt public substantiel »a soutenu Edwy Plenel, relatant comment un maire utilise « le poison de la calomnie » comme « arme politique pour discréditer » un adversaire, Laurent Wauquiez. Par dessus tout, « il n’appartient pas au tribunal de vérifier au préalable des informations qui n’ont pas été publiées», avait insisté l’avocat de Mediapart, Emmanuel Tordjman.

« C’est la gravité de votre décision », avait-il lancé à la magistrate Violette Baty, lui demandant de revenir sur l’ordonnance rendue par elle. Cette dernière est revenue sur sa première décision, estimant qu’il y avait eu « rétention de matériel » sur « état exact » des discussions entre Mediapart et Gaël Perdriau et sans possibilité de confrontation de la part des médias, qui n’avaient pas été informés de la procédure, selon la décision dont l’AFP a eu connaissance.

A travers cette affaire, la liberté de la presse est en jeu, estime dans un texte de soutien à Mediapart une trentaine d’entreprises de journalistes, dénonçant plus largement la multiplication des « procédure bâillon » en France et les récents procès initiés par le groupe Altice (SFR, BFMTV) contre le site d’information Reflets.info, considéré comme « une diversion » loi sur la presse.

[ad_2]

lefigaro -fp

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.
Bouton retour en haut de la page