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Le 3ème lien : ça suffit


Depuis le début de la campagne, le dossier des 3e lien occupe une place manifestement disproportionnée. Cela frôle même le plaisir. Cela détourne l’attention d’enjeux beaucoup plus importants pour tous les Québécois.

Le système de santé craque partout. Les soins à domicile manquent cruellement. En santé mentale, c’est le désert. Les écoles publiques sont toujours battues par le secteur privé subventionné. Les Français reculent.

Comme une enquête approfondie par le Devoir, le CIUSSS « parque » de nombreuses personnes ayant une déficience intellectuelle dans des ressources d’hébergement dont plusieurs offrent des conditions de vie indignes d’une société avancée. (J’y reviendrai vendredi.)

Alors, s’il vous plaît, laissez-nous lâcher les baskets avec les 3e lien. C’est assez.

Il est vrai que tous les Québécois paieront pour ce projet pharaonique, dont personne n’a encore réussi à prouver l’utilité.

Pas un projet social

Il est cependant tout aussi vrai que le 3e le lien n’est PAS un projet d’entreprise. Il s’agit d’un projet d’infrastructures locales pour la Capitale-Nationale. Indiquer.

Bref, rien ne justifie qu’il siphonne autant de temps dans une campagne nationale.

A titre d’exemple, rappelons une autre saga interminable autour d’un autre projet d’infrastructure – celui du CHUM, le « mégahôpital » francophone de Montréal. Lui aussi serait payé par tous les Québécois, mais son enjeu était tout aussi local que pour le 3e lien avec le Québec.

Entre l’idée initiale et sa construction, le roman fluvial du CHUM a même duré plus de 20 ans ! Trois premiers ministres s’y sont cassé les dents. Les études contradictoires pleuvent. Trois sites différents ont été considérés.

En 2004, Jean Charest est même allé jusqu’à nommer deux anciens premiers ministres – Brian Mulroney et Daniel Johnson – à la tête d’une commission chargée de choisir le site définitif. Ça n’a jamais fini de ne pas finir.

Le sujet du CHUM est parfois revenu en campagne électorale, mais il n’a jamais été un thème dominant. Pourquoi diable le 3e lien serait-il aujourd’hui?



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