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le coaching gagnant japonais, la chute de Neuer


Le Japon renversant, le geste fort des Allemands mais aussi les erreurs de Neuer… Retrouvez les tops et les flops de la victoire du Japon sur l’Allemagne (2-1).

HAUTS

Hajime Moriyasu provoque le « ippon »

Le coup de maître du Japon contre l’Allemagne (1-2) porte la marque de Hajime Moriyasu. Désigné à l’issue de la Coupe du monde 2018, où les Samouraïs bleus sont sortis avec les honneurs face à la Belgique (2-3 en huitièmes de finale), le sélectionneur japonais a provoqué à lui seul cette « reprise ». D’abord, on peut l’imaginer, en remobilisant ses troupes, sous l’eau à mi-temps. Puis, surtout, en lançant coup sur coup Doan et Minamino, le premier égalisant suite à un débordement du second (75e). Entré en jeu plus tôt, Asano marquera seul le but de la victoire (83e). Un premier (gros) fait d’armes pour Moriyasu à l’international.

Gardien du Temple de Gonda

Pourtant, tout avait mal commencé pour le portier japonais. Mitraillé d’entrée par l’adversaire, il a lui-même provoqué un penalty sur une faute grossière sur Raum (33e). Derrière, rien n’est retourné. Serein sur des frappes lointaines ou sauvé par ses montants (46e, 60e), le gardien de 33 ans totalisera 8 arrêts à l’arrivée. Il réalise un double sauvetage miraculeux devant Gnabry pour préserver les espoirs des siens (70e). Le reste appartient à l’histoire.

Les Allemands mènent la contestation

La première image forte de cette Coupe du monde. En mettant les mains devant la bouche, les onze titulaires allemands, comme bâillonnés, ont voulu protester contre l’interdiction du désormais célèbre brassard « One Love », voulu en faveur de la diversité. « Nous priver de ce brassard c’est nous priver de notre voix», justifiera la Fédération allemande (DFB) dans la foulée, alors que l’image, curieusement absente des chaînes de télévision, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Quelques minutes plus tard, un autre cliché montrera Nancy Feaser, la ministre de l’intérieur d’outre-Rhin, avec le fameux brassard au bras. Tous aux côtés du président de la FIFA, Gianni Infantino.

Nancy Feaser (à droite), arborait le brassard « One Love » sur son bras gauche. LEE SMITH / REUTERS

FLOPS

Neuer n’est plus infranchissable

Sauvé par hors-jeu sur le premier but refusé à Maeda (8e) ou par imprécision nipponne, le capitaine de l’Allemagne et du Bayern Munich n’a rien eu à faire pendant longtemps. Ou il l’a bien fait, comme sur cette parade exceptionnelle devant un raté inexplicable de l’ancien Marseillais Sakai (73e). Mais deux minutes plus tard, il repoussait malgré lui le centre de Minamino sur Doan (75e) avant de devenir anormalement petit devant Asano, venu le crucifier de près (83e). A l’arrivée, l’addition est salée.

L’Allemagne manque d’un numéro 9

26 tirs, 19 occasions, 1 but… aux tirs au but. La conclusion est implacable. Ultra-dominante pendant une bonne heure, l’Allemagne a donc payé cher son inefficacité. L’énorme double chance de Gnabry (70e) sonne comme un symbole alors que le Japon renverse la donne quelques minutes plus tard. Avant cela, ni Havertz, rarement en bonne position ou hors-jeu (but refusé, 45e+4), ni Musiala, brillant dans les intentions à défaut de trouver le cadre, n’ont pu trouver la faille face à une défense japonaise pourtant facilement déstabilisée… dernier titre planétaire, la « Mannschaft » comptait encore Miroslav Klose, toujours meilleur buteur de l’histoire de la compétition (16 buts). Depuis, tout un pays se cherche un vrai buteur. Et ce fiasco d’entrée ne lèvera en rien les doutes sur cet écart évidemment rédhibitoire.

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