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Le combat ultime pour Lemieux


L’action n’a pas manqué lors de la convention annuelle du World Boxing Council (WBC) qui s’est tenue la semaine dernière au Mexique.

Le promoteur Yvon Michel était sur place avec le champion des super-lourds Oscar Rivas et son manager Stéphane Lépine. On a appris qu’il devait affronter le Russe Evgeny Romanov pour la première défense de son titre. Ce sera tout un défi, mais nous y reviendrons.

Ce qui a attiré mon attention, c’est l’annonce du combat intérimaire pour le titre des super-moyens entre David Lemieux et David Benavidez. Une nouvelle qui a été lancée du bout des lèvres par les autorités de la WBC.

C’était le duel logique à mettre en place car ils sont les deux pugilistes les mieux classés à 168 lb. Benavidez est au premier rang tandis que Lemieux est juste derrière lui.

Un projet farfelu ? Pas du tout. Le promoteur Camille Estephan a eu des entretiens préliminaires vendredi après-midi avec son homologue Sampson Lewkowicz.

Ils ont jeté les bases de leurs négociations. D’après ce que l’on a pu apprendre, le combat serait présenté sur les ondes de Showtime qui a un accord avec Benavidez. Il pourrait être présenté en février ou mars aux États-Unis.

« Nous voulons le combat », a déclaré Camille Estephan lors d’une brève discussion. Nous y allons pour arracher la tête de notre adversaire. « 

Carrefour

Pour Lemieux, c’est la dernière chance de devenir champion du monde. Une opportunité en or que le boxeur de 32 ans attendait depuis sa défaite face à Billy Joe Saunders en 2017. Une nuit difficile au bureau.

Puis, en 2019, le cogneur a décidé de passer au poids super moyen (168 lb). Un nouveau chapitre de sa carrière qui n’a pas convaincu. Sa force de frappe, l’un des outils importants de son arsenal, a moins d’impact sur ses adversaires qui sont plus gros et plus lourds que lui.

Au cours des trois dernières années, Lemieux n’a pas été aussi actif en raison de la pandémie. Il ne combattait qu’une fois par an. A sa décharge, les meilleurs boxeurs de la planète se sont retrouvés dans la même situation que lui. Tous les promoteurs ont eu du mal à redémarrer leurs activités après deux années creuses.

Un duel passionnant

On pourrait avoir de l’action à la pesée et pendant le combat entre Lemieux et Benavidez. Les deux boxeurs ont eu des problèmes de perte de poids au cours de leur carrière.

C’est arrivé à Lemieux à trois reprises alors qu’il jouait chez les poids moyens. Ses promoteurs ont dû annuler un combat à deux reprises, dont un affrontement majeur contre Tureano Johnson au Madison Square Garden.

De son côté, Benavidez n’est pas un enfant de chœur. Il a eu des problèmes de toxicomanie qui ont miné sa carrière. De plus, il a été déchu de son titre mondial après avoir raté sa pesée en 2020.

Sur le ring, on assisterait à un duel explosif. Deux boxers avec de la puissance et une défense loin d’être étanche. Sauf surprise, on aurait droit à un KO d’un côté ou de l’autre.

Il y aurait un intérêt au Québec, mais aussi sur la scène internationale. Un combat qui pourrait bien lancer une année intéressante pour la boxe québécoise. C’était l’heure.

2. Veilleux brille de mille feux


Le combat ultime pour Lemieux

Le Franco-Ontarien Christian Veilleux a connu un match de rêve à ses débuts avec les Penn State Nittany Lions. Venant en soulagement du titulaire, il a lancé trois passes de touché, dont une au Québécois Malick Meiga. Il a amassé 235 verges par la passe. En même temps, Veilleux a fermé la vanne aux Américains qui croient que les Canadiens ne peuvent pas réussir dans la NCAA. C’est souvent une question d’opportunité. Aura-t-il sa chance en tant que quart-arrière partant professionnel? Chaque chose en son temps.

3. Thibault aurait dû diriger le comité


Le combat ultime pour Lemieux

Photo d’archive, Agence QMI

Le comité gouvernemental annoncé par François Legault arrive à un moment étrange. À peine deux semaines après l’arrivée de Jocelyn Thibault à la tête de Hockey Québec. Thibault n’a même pas eu le temps de poser ses crayons sur son bureau. C’est lui qui devrait être à la tête de ce comité qui vise à relancer le hockey mineur. Cela n’aurait rien enlevé à l’expertise de Marc Denis. Maintenant, laissons travailler ce comité, qui est composé de personnes compétentes. Nous n’avons qu’à espérer que leurs recommandations seront écoutées et mises en œuvre.

4. Canelo a contourné Beterbiev


Le combat ultime pour Lemieux

Canelo Alvarez affrontera Ilunga Makabu pour le titre des poids mi-lourds. C’est une blague. Encore un risque calculé par les conseillers du champion mexicain. Ils placent bien les pions pour permettre au boxeur d’écrire l’histoire. Que diriez-vous d’un choc contre Artur Beterbiev à 175 lbs ? C’est simple. Beterbiev est un vrai danger et il le sait. C’est pour cette raison qu’il l’a contourné en attendant de l’affronter à la fin de sa carrière. Ce n’est pas la première fois que cela se produit. Ses rencontres avec Gennady Golovkin ont mis trois ans à se concrétiser.

5. Saputo fait fausse route


Le combat ultime pour Lemieux

Photo d’archive, Pierre-Paul Poulin

Le propriétaire Joey Saputo a eu une rencontre houleuse avec ses partisans. Il refuse de revenir sur le nom et le logo de son équipe qui ont été créés par Kevin Gilmore. Normal. C’est lui qui a nommé Gilmore. D’un autre côté, c’est un mauvais calcul. Il semble oublier que ce sont les amateurs qui achètent des billets et de la marchandise aux couleurs de son équipe. Et c’est encore moins habile de parler d’un déménagement avec eux. Un commentaire inutile qui fera planer le doute sur l’avenir de sa concession à Montréal.

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