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Le géant du cinéma français Jean-Luc Godard est décédé à l’âge de 91 ans

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Jean-Luc Godard, l’un des cinéastes les plus influents du XXe siècle et père de la Nouvelle Vague française, est mort « paisiblement chez lui » mardi à l’âge de 91 ans, a indiqué sa famille.

Son avocat a confirmé plus tard qu’il était mort par suicide assisté.

Le légendaire non-conformiste a fait exploser les conventions du cinéma dans les années 1960, tournant sa romance de gangster « A bout de souffle » dans les rues de Paris avec une caméra à main levée, en utilisant un caddie pour des prises de vue panoramiques.

Il continue de faire un pied de nez à Hollywood et à une ancienne génération de cinéastes français en enfreignant à nouveau toutes les règles dans « Mépris » (1963) avec Brigitte Bardot et « Pierrot le Fou » en 1965.

« Aucune cérémonie (enterrement) officielle n’aura lieu », a déclaré sa famille.

« Il sera incinéré… Et cela doit vraiment se passer en privé.

L’avocat de Godard, Patrick Jeanneret, a confirmé un article du quotidien français Libération selon lequel il était mort par suicide assisté.

La pratique est réglementée en Suisse et autorisée si elle est proposée sans motif égoïste à une personne ayant la capacité de prendre des décisions pour mettre fin à ses propres souffrances.

« Godard a eu recours à l’assistance judiciaire en Suisse pour un départ volontaire car il était atteint de ‘multiples maladies invalidantes’, selon le rapport médical », a précisé Jeanneret.

Godard a vécu comme un reclus virtuel pendant des décennies dans le village suisse de Rolle.

– ‘Trésor national’ –

C’est là qu’il est mort « paisiblement chez lui », sa femme Anne-Marie Mieville à ses côtés, ont indiqué ses producteurs.

L’influence de Godard est difficile à surestimer, avec des réalisateurs de Martin Scorsese, Quentin Tarantino et Paul Thomas Anderson à Robert Altman, le créateur de « M*A*S*H » et « The Player », parlant souvent de leur dette envers lui.

Le président français Emmanuel Macron a salué le talent du réalisateur et a déploré la perte d’un « trésor national ».

« Jean-Luc Godard, le cinéaste le plus iconoclaste de la Nouvelle Vague, a inventé un art résolument moderne, intensément libre. Nous avons perdu un trésor national, un génie », a tweeté Macron.

Des personnalités de l’industrie cinématographique ont rendu hommage au réalisateur dont Bardot qui a tweeté une photo en noir et blanc d’eux deux descendant les escaliers et a écrit : « En réalisant Mépris et A bout de souffle, Godard a rejoint le firmament des derniers grands créateurs de stars. »

Le cinéaste américain Darren Aronofsky a tweeté « merci maestro » tandis que l’acteur Antonio Banderas a crédité le défunt cinéaste d’avoir « repoussé les frontières du cinéma ».

Le réalisateur britannique Edgar Wright l’a décrit sur Twitter comme « l’un des cinéastes iconoclastes les plus influents de tous. Il était ironique qu’il vénère lui-même le système de réalisation de films des studios hollywoodiens, car peut-être qu’aucun autre réalisateur n’a inspiré autant de gens à simplement prendre une caméra et commencer à tourner… »

La maison de Godard, aux volets verts et devant un banc vert, a eu ses stores tirés mardi, avec un cendrier et une théière abandonnés sur le rebord de la fenêtre, a indiqué un journaliste de l’AFP.

Malgré les relations souvent difficiles du cinéaste avec les critiques, Peter Bradshaw de The Guardian a fait l’éloge de Godard en déclarant : « Le dernier grand moderniste du XXe siècle est mort ».

Il l’a comparé à d’autres rebelles des années 1960 comme John Lennon et Che Guevara.

« Ou peut-être que Godard était le Socrate du médium, croyant qu’un cinéma non examiné ne valait pas la peine d’avoir », a-t-il ajouté.

– ‘Chaque modification est un mensonge’ –

Guy Lodge, de la bible de l’écran Variety, a tweeté qu’il était « désinvolte de dire » il a tout changé « , mais il a certainement changé un tas de choses ».

En effet, Godard est devenu un « dieu » pour de nombreux radicaux politiques et artistiques des années 1960 qui s’accrocheraient à chaque mot de ses déclarations souvent contradictoires – et ironiques – sur l’état du cinéma et du monde.

« Tout ce dont vous avez besoin pour un film, c’est d’une arme et d’une fille », a-t-il un jour proclamé, en clin d’œil à l’actrice américaine Jean Seberg, star de « A bout de souffle ».

Le film était à la fois un point de repère de la mode et du cinéma, sa coupe de cheveux de lutin copiée par des millions de personnes renversées par son cool parisien sans effort.

« Une histoire doit avoir un début, un milieu et une fin – mais pas nécessairement dans cet ordre », a déclaré plus tard Godard, et « chaque montage est un mensonge ».

Godard sortait occasionnellement de son trou de cul suisse pour faire des films à petit budget jusque dans ses 80 ans.

Il n’a jamais retrouvé la capacité de choquer ou d’émouvoir le grand public comme il l’avait fait dans les années 1960, bien qu’un petit groupe de disciples soit resté obstinément fidèle au maître.

Ses apparitions périodiques au festival de Cannes – souvent via FaceTime – attiraient toujours les foules, même s’il n’avait plus l’emprise qu’il avait lorsqu’il avait réussi à fermer complètement le festival en 1968 en solidarité avec les manifestations étudiantes à Paris.

Cannes a également vu la première en 2017 de « Le Redoutable », un film tragi-comique sur la romance condamnée de Godard avec l’actrice française Anne Wiazemsky, réalisé par le réalisateur oscarisé de « The Artist », Michel Hazanavicius.

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