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Le Honduras, l’un des pays les plus pauvres et les plus violents


Le Honduras, qui élit dimanche son président, est un petit pays au cœur du « triangle de la mort » d’Amérique centrale, en proie à la violence, la pauvreté et la corruption, une situation aggravée par le COVID et les ouragans dévastateurs.

Guerre des gangs et caravanes de migrants

Ce pays de près de 10 millions d’habitants (Banque mondiale 2020) souffre d’un des taux d’homicides les plus élevés au monde (hors conflit) de 37,6 pour 100 000 habitants en 2020.

Il est considéré, avec le Mexique, comme l’un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes (92 assassinats en 20 ans) et pour les défenseurs de l’environnement.

Situé dans le « triangle de la mort » avec le Salvador et le Guatemala, il est en proie aux « maras », gangs qui contrôlent le trafic de drogue et le crime organisé.

Ce phénomène, conjugué à un chômage massif, provoque une vague d’émigration clandestine vers les États-Unis, notamment de mineurs qui craignent d’être recrutés de force par des gangs, prenant parfois la forme de spectaculaires « caravanes » de milliers de Honduriens. marcher à pied.

L’instabilité politique

Indépendant depuis 1821, le pays a connu de multiples coups d’état, des révoltes armées et des conflits avec ses voisins (Guatemala en 1880, Salvador pendant la brève « guerre du football » en 1969).

Une période presque ininterrompue de régimes militaires, d’une durée de près de 20 ans, s’est terminée en 1982 avec l’élection du président Roberto Suazo Cordova. Depuis lors, les partis de droite (libéraux et nationaux) se sont affrontés à chaque élection.

Élu sous l’étiquette libérale en 2005, le président Manuel Zelaya a été renversé en 2009 par un coup d’État militaire soutenu par la droite et le monde des affaires, après avoir fait un virage à gauche en se rapprochant notamment du Vénézuélien Hugo Chavez.

De nouvelles élections fin 2009 ont porté au pouvoir Porfirio Lobo Sosa (Parti national).

Le président sortant Juan Orlando Hernandez, dit « JOH », (Parti national) a été élu en 2013 à l’issue d’élections contestées par la gauche, puis réélu fin 2017 dans un scrutin entaché de fraudes selon l’opposition.

Accusations de « narco-État »

Le frère du chef de l’Etat, l’ancien député Tony Hernandez, avait été condamné en mars à la réclusion à perpétuité par un tribunal fédéral américain pour avoir expédié quelque 185 tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis, trafic dont il bénéficiait. protection de son frère, selon les procureurs américains.

Des trafiquants arrêtés ou extradés vers les États-Unis par le gouvernement Hernandez ont interrogé l’entourage du président, citant le versement de pots-de-vin.

Le président du Honduras fustige ce qu’il considère comme de faux témoignages de barons de la drogue cherchant à se venger de la guerre qui leur est livrée. Le chef de l’État a installé un bouclier aérien, maritime et terrestre pour tenter de neutraliser les cartels de la drogue, avec le soutien des États-Unis.

Pays pauvre producteur de café

Le Honduras est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine, avec plus de la moitié de sa population en dessous du seuil de pauvreté.

En 2020, son PIB s’est contracté de 9%, plombé par le COVID-19 et l’impact dévastateur des ouragans Eta et Iota.

C’est le cinquième exportateur de café au monde, son principal pourvoyeur d’emplois.

Parmi ses autres productions figurent les bananes, le bois, le maïs, l’ananas, l’huile de palme, le riz, les haricots et les crevettes.

Les transferts d’argent vers le pays des émigrés représentent près de 20 % du PIB. Plus d’un million de Honduriens vivent à l’étranger, notamment aux États-Unis, le plus grand partenaire commercial.

Le pays est en proie à la corruption, classé 157e sur 180 par l’ONG Transparency International.

« Athènes maya »

Les ruines de la cité maya de Copan, qualifiées par les archéologues d’« Athènes maya », classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, sont pourtant laissées dans un état précaire.

La ville, dont les ruines comptent mille édifices, s’organise autour de l’acropole et d’une place centrale. Il comprend notamment un escalier hiéroglyphique, un terrain de jeu de balle, ainsi que des tunnels menant aux tombeaux royaux ou au temple enterré de Rosalila.

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