Skip to content
le ministre de la Mer assure aux pêcheurs français « de continuer le combat »

Annick Girardin, ministre de la Mer, a déclaré « continuer le combat » pour l’obtention des permis de pêche britanniques, lors d’un déplacement dans les Hauts-de-France (Nord), ce dimanche.

La ministre de la Mer, Annick Girardin, a assuré dimanche 21 novembre aux pêcheurs des Hauts-de-France sa volonté de « continuer le combat » contre Londres sur les permis post-Brexit, après des déclarations qui avaient suscité leur colère cette semaine.

« Nous allons continuer le combat comme annoncé », a-t-elle déclaré à l’issue de la rencontre à Cap-Gris-Nez (Pas-de-Calais). « On se bat tous les jours pour ces bateaux, pour ces permis et on ne lâchera rien du tout. »

« L’interprétation que les Anglais font de nos dossiers est inadmissible et ne répond pas à la bonne volonté de la France », a-t-elle insisté.

Les représentants des pêcheurs ont toutefois fait savoir après la réunion qu’ils restaient déterminés à mettre en place des mesures pour exprimer leur mécontentement.

« Les pêcheurs vont bouger. Je pense qu’ils ont été suffisamment patients. Ils attendent quand même depuis onze mois », a déclaré Olivier Leprêtre, président du comité régional des pêches des Hauts-de-France.

« Ce sera ciblé. Pas pour faire chier notre économie ou quoi que ce soit. Ce sera plus pour faire chier l’économie anglaise », a déclaré Bruno Margollé, président de la coopérative maritime Etaploise.

« 80 % des cas » réglés

Annick Girardin avait évoqué jeudi l’éventuelle indemnisation des pêcheurs français qui se retrouveraient sans permis de pêche dans les eaux britanniques à cause du Brexit, qui avait été perçu comme un aveu de « défaite » par les professionnels du secteur.

« Ils ont maintenant compris quelle était ma position et ont de nouveau compris que le ministre de la Mer était à leurs côtés », a-t-elle déclaré.

Annick Girardin a souligné que « 80 % des dossiers » étaient réglés avec « plus de 960 permis » de pêche accordés.

« Mais j’ai toujours dit qu’il ne fallait laisser personne au bord du quai », a-t-elle souligné.

« Aujourd’hui, les Britanniques font un pointillisme exagéré et exaspérant », a de son côté déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur LCI, promettant également de « combattre permis après permis, bateau après bateau ».

« C’est un test que le Royaume-Uni fait contre l’UE et l’UE doit exiger le respect de l’accord (sur la nouvelle relation post-Brexit) », a-t-il déclaré. ajoutée. « S’ils ne le respectent pas, il y a des procédures qui suivront. »

Le président Emmanuel Macron a tenté vendredi de rassurer les pêcheurs. « Nous ne lâcherons pas nos pêcheurs » et « avant Noël, la France aura pris position », a-t-il assuré.

Onze mois après le Brexit, environ 150 bateaux français attendent toujours les autorisations pour mouiller leurs filets dans les eaux britanniques.

Alors que les négociations entre Bruxelles et Londres piétinent, Annick Girardin a annoncé jeudi qu’une enveloppe « de 40 à 60 millions d’euros » pourrait être débloquée pour mettre en place un plan de sortie de flotte.

Avec l’AFP

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.