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Le Parlement français votera sur l’avortement comme droit constitutionnel


Les législateurs du parlement français devaient voter jeudi pour ajouter le droit à l’avortement dans la constitution en réponse aux récents changements aux États-Unis et en Pologne.

Les députés du parti de gauche La France insoumise et la coalition centriste au pouvoir se sont mis d’accord jeudi sur le libellé de la nouvelle clause, qui sera soumise à un vote plus large plus tard dans la journée.

« La loi garantit l’effectivité et l’égalité d’accès au droit d’interrompre volontairement une grossesse », lit-on dans l’ajout constitutionnel proposé à l’article 66.

L’initiative a été motivée par la décision explosive de la Cour suprême des États-Unis cette année d’annuler le droit national à des procédures de résiliation pour les Américains.

En Europe, le gouvernement conservateur polonais a également fortement restreint le droit à l’avortement.

La législatrice insoumise Mathilde Panot a déclaré que cette décision était nécessaire en France pour « se protéger contre une régression ».

Dans un discours au parlement, elle a cité la défunte écrivaine française et militante des droits des femmes Simone de Beauvoir.

« Il suffit d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en cause », a-t-elle déclaré.

L’accord était un exemple rare de coopération entre la France insoumise d’extrême gauche et les alliés centristes du président Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale souvent turbulente.

Une précédente tentative d’inscrire le droit à l’avortement ainsi qu’à la contraception dans la constitution, avec un libellé différent, avait été rejetée par le Sénat à majorité conservatrice en octobre.

La nouvelle tentative, si elle est approuvée par la chambre basse, aurait également besoin d’un feu vert au Sénat et devrait ensuite être votée lors d’un référendum national.

De nombreux politiciens conservateurs et catholiques ont fait part de leurs réticences, les considérant comme inutiles compte tenu des protections juridiques déjà en place.

« Il semble totalement déplacé d’ouvrir un débat qui, s’il existe aux États-Unis, n’existe pas en France », a déclaré la leader d’extrême droite Marine Le Pen dans un communiqué cette semaine.

« Aucun groupe politique ne songe à remettre en cause l’accès à l’avortement », a-t-elle déclaré.

L’avortement a été légalisé en France en 1974 dans une loi défendue par la ministre de la Santé Simone Veil, une icône des droits des femmes qui a reçu le rare honneur d’être enterrée au Panthéon par Macron à sa mort en 2018.

expatica

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