Skip to content
Le patron de la Fifa, Gianni Infantino, fustige les « hypocrites » qui donnent des leçons


Le président de la Fifa Gianni Infantino a vivement attaqué samedi les « hypocrites » qui, dans les pays occidentaux, critiquent notamment au nom des droits de l’homme l’organisation au Qatar de la Coupe du monde qui s’ouvre dimanche.

« Aujourd’hui je me sens qatari, aujourd’hui je me sens arabe, aujourd’hui je me sens africain, aujourd’hui je me sens gay, aujourd’hui je me sens handicapé, aujourd’hui je me sens travailleur migrant », a déclaré dans une anaphore introductive le président de la Fifa Gianni Infantino, samedi 19 novembre 2022 , critiquant vertement, à la veille du coup d’envoi du Mondial-2022, les « leçons de morale » des détracteurs du Qatar, qui soulèvent « l’hypocrisie », a-t-il dit.

Dans une conférence de presse qui a débuté par un long monologue très théâtral, le dirigeant italo-suisse a mis en avant ses origines italiennes pour assurer qu’il se sentait proche des migrants venus travailler à Doha dans des conditions fustigées par les organisations de défense des droits de l’homme.

>> À lire : La Coupe du monde au Qatar, un monde d' »excès »

histoire personnelle

« Cela me ramène à mon histoire personnelle, car je suis le fils de travailleurs migrants », a-t-il déclaré. « Je sais ce que ça veut dire d’être discriminé, d’être harcelé, en tant qu’étranger. Enfant, j’ai été discriminé (en Suisse) parce que j’étais rouge et j’avais des taches de rousseur, j’étais italien, je parlais mal l’allemand. »

Gianni Infantino a également fustigé les critiques sur l’alcool alors que le Qatar et la Fifa l’ont finalement interdit autour des stades. « Je pense personnellement qu’on peut survivre sans boire de bière pendant trois heures. Que ce soit en France, en Espagne, en Ecosse », a déclaré le Suisse, lors de la conférence de presse inaugurale de la Coupe du monde.

Face aux nombreuses critiques dont la Fifa a été la cible à cause des conditions de travail des ouvriers sur les chantiers de la Coupe du monde, Gianni Infantino a affirmé que la fédération internationale était l’une des rares à s’inquiéter de leur sort.

Quelques progrès ?

« Parmi les grandes entreprises qui gagnent des milliards au Qatar, combien ont réglé la question du sort des travailleurs migrants ? Aucune, car changer la loi signifie moins de profit. Mais nous l’avons fait », a-t-il lancé, avant de se demander : « Pourquoi personne ne reconnaît ce progrès ? »

Le Qatar est régulièrement critiqué par les ONG pour son traitement des travailleurs migrants, notamment dans les secteurs de la construction, de la sécurité et du travail domestique, ainsi que des personnes LGBTQ+.

Ces accusations sont vigoureusement rejetées par les autorités, qui soulignent avoir réformé leur droit du travail, et par les organisateurs qataris du Mondial, qui assurent que les membres de la communauté LGBTQ+ seront accueillis sans discrimination, malgré les lois criminalisant les relations sexuelles entre personnes. du même sexe dans le pays.

Hypocrisie

« Ces leçons de morale biaisées ne sont que de l’hypocrisie », a déclaré Gianni Infantino, à la tête de l’instance suprême du football mondial depuis 2016 et seul candidat à sa succession en 2023.

« Pour tout ce que nous, Européens, avons fait depuis 3 000 ans, nous devrions nous excuser pour les 3 000 prochaines années avant de commencer à donner des leçons de morale aux gens », a-t-il ajouté.

Sur les droits des LGBTQ+, le dirigeant a assuré que les autorités qataries lui avaient donné la garantie que « tout le monde » était « le bienvenu » pendant la Coupe du monde.

« Si quelqu’un dit le contraire, ce n’est pas l’opinion du pays, et ce n’est pas l’opinion de la Fifa », a-t-il déclaré.

La Coupe du monde, qui s’achève le 18 décembre, débute dimanche avec la rencontre entre le pays hôte et l’Équateur.

Avec l’AFP

La Coupe du monde au Qatar au-delà du football :


France 24 Sport

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.