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Le PDG devra bien s’entourer

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L’issue de la saga du prochain directeur général des Canadiens approche et une chose me semble de plus en plus évidente. Plus d’un candidat pourrait obtenir un poste au sein de l’organisation.

L’objectif reste bien sûr de nommer un DG, mais ce dernier aura besoin d’assistants. C’est tout l’organigramme du club qu’il faudra prévoir.

Dès son arrivée au pouvoir, Marc Bergevin était notamment entouré de Rick Dudley et de Scott Mellanby. A Tampa, Julien BriseBois a demandé à Mathieu Darche de l’épauler.

Même Chantal Machabée, vice-présidente aux communications du Canadien, a des adjoints.

C’est normal. Dans cet environnement, la charge de travail est si exigeante. Vous devez avoir des alliés à vos côtés.

C’est pourquoi je crois que si plusieurs candidats ont impressionné le comité de sélection, l’un d’entre eux obtiendra le poste d’adjoint au directeur général.

Il sera affecté à d’autres tâches, comme la gestion du Rocket de Laval, par exemple.

Jeff Gorton devra également s’entourer de personnes de confiance. À Montréal, avec un directeur général francophone à ses côtés, le nouveau vice-président des opérations hockey se retrouve dans un monde bien différent de celui qu’il a connu à New York ou à Boston.

Mais je suis convaincu que l’adaptation se fera rapidement.

Le recrutement, la clé

Une fois ce processus terminé, le Canadien aura besoin d’une nouvelle liste : celle des candidats pour succéder à Trevor Timmins au poste de directeur du recrutement.

C’est une liste importante, car la période la plus cruciale pour l’équipe cette année sera probablement le repêchage.

Il faudra quelqu’un qui connaît bien les besoins des Canadiens, mais aussi des joueurs d’âge junior, ceux qui sont dans les collèges américains, européens.

Le CH ne peut plus se tromper. D’autant qu’il est quasiment assuré d’être parmi les trois premiers clubs à sélectionner un joueur.

Peut-être même le premier. D’après la façon dont l’équipe a jeté l’éponge, j’ai l’impression que c’est ce que veulent les dirigeants.

Aucune croyance

On n’a qu’à regarder les deux derniers matchs, contre les Bruins et les Blackhawks. Les joueurs n’ont montré aucune conviction. Ils attendent l’année prochaine. Ils ne sont ni dévoués ni joueurs, ils n’ont plus de rancune.

Depuis que les Canadiens ont recommencé à jouer mercredi, le joueur qui reçoit le plus d’éloges est Michael Pezzetta. Ce n’est pas normal.

Ce n’est pas non plus normal de se retrouver derrière les Coyotes et le Kraken.

Seattle, une équipe d’expansion, en a remporté trois de plus que Montréal…

Quelle transparence ?

Les partisans n’attendent pas seulement d’entendre l’identité du prochain directeur général et de ses adjoints. Ils veulent aussi entendre les joueurs.

Qu’arrive-t-il à Carey Price, à Brendan Gallagher ? Quand reviendront-ils ? Nous ne savons pas.

Le Canadien avait promis plus de transparence. Mais pour le moment, nous ne sommes pas plus conscients de ce qui se passe.

Pendant ce temps, le porte-parole des déboires du CH, l’entraîneur-chef Dominique Ducharme, ne doit pas se sentir bien dans sa peau.

Chaque jour, il fait face à des difficultés. Mais il a peu de raisons de se réjouir. Son club a subi défaite sur défaite.

Ducharme sait que c’est Gorton qui contrôle la suite. Mais comme on ne sait rien, on ne sait pas non plus s’il a des discussions avec lui.

C’est cruel pour le « coach ».

Interview de Jessica Lapinski

Un simple rendez-vous de courtoisie


Le PDG devra bien s’entourer

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Photo Stevens LeBlanc

Ministre Éric Girard

J’ai été ravi d’apprendre que le ministre des Finances, Eric Girard, rencontrerait le commissaire Gary Bettman.

A la lecture des conclusions de leur entretien, j’en déduis cependant qu’il s’agissait d’un simple rendez-vous de courtoisie. Il n’y avait rien de concluant.

J’ai longtemps été optimiste. Je croyais au retour d’une équipe au Québec. Mais mon enthousiasme s’est estompé au fil des ans.

Depuis le départ des Nordiques, on a toujours parlé d’un dialogue avec le Québec, mais il n’y a jamais eu de prises de positions concrètes par la ligue.

Au coin de la table

D’autant plus que Houston devient une destination de plus en plus envisageable pour un club de la LNH. Sera-ce par l’expansion ou la relocalisation? Il y a les Coyotes qui luttent année après année en Arizona.

Si le dossier québécois n’est pas fermé, il est sur le coin d’une table. Bettman ne veut déplaire à personne, il ne fera pas de déclarations positives ou négatives. Il va simplement passer à autre chose.

Mais à cause de la pandémie de COVID-19, notamment, il y a des choses qui sont plus importantes pour lui en ce moment.




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