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Le point économique : le « oui mais » des centrales syndicales


Les investissements annoncés jeudi dans le mini-budget du gouvernement Legault ont suscité des réactions mitigées, notamment de la part des centrales syndicales.

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Si la Centrale des syndicats nationaux (CSN) est généralement favorable aux investissements en santé et en éducation, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) met un frein en déplorant le caractère temporaire des incitatifs budgétaires caquistes.

En plus des investissements « pour vivre dignement », la CSN salue les actions du Québec pour pallier la pénurie de main-d’œuvre, tout en insistant sur la nécessité d’augmenter les salaires.

« Parce qu’un plan économique ambitieux doit absolument comprendre une amélioration concrète des conditions de vie des Québécois et un salaire minimum de 18 $ de l’heure », a plaidé la CSN dans un communiqué.

« Nous saluons les efforts du gouvernement pour tenter de contrer la pénurie de main-d’œuvre en santé, en services de garde et dans le domaine de l’éducation, notamment avec la mise en place de bourses d’encouragement versées aux étudiants. Mais on attendra de voir comment les choses vont se mettre en branle pour tous les secteurs et tous les titres d’emploi avant de sauter de joie », a déclaré Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Même si le budget débloqué pour contrer la pénurie de main-d’œuvre démontre un effort indéniable, la CSN estime que plusieurs secteurs du secteur privé semblent avoir été oubliés.

Une mise à jour électorale, selon la CSQ

De son côté, la CSQ détecte des « senteurs électorales » dans la mise à jour économique du Québec, mais se félicite tout de même de certains des investissements annoncés.

« On ne peut nier que cette mise à jour met beaucoup d’argent sur la table, mais le gouvernement a opté pour des mesures éphémères. Il est impossible de ne pas voir un lien avec le fait que nous sommes en année électorale », a réagi Éric Gingras, président de la CSQ.

Pour l’organisation syndicale, des incitatifs financiers pour pallier la pénurie de main-d’œuvre dans des secteurs d’emploi ciblés constituent une solution partielle.

« Injecter de l’argent pour former de la main-d’oeuvre là où les besoins sont criants, on ne peut évidemment pas être contre, mais cela ne règle pas le problème », a déclaré M. Gingras.

La bonification du crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants n’est pas la « bonne » solution, selon la CSQ.

« Nous réitérons que le gouvernement doit accélérer grandement le rythme de conversion des garderies privées pour créer un réseau 100 % public de places en CPE et en milieu familial réglementé et subventionné », a ajouté le dirigeant syndical.

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