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le président émirati de la COP28 était en tournée à Paris, « scepticisme » des ONG


Sultan Ahmed al-Jaber, à Houston, début mars. MARC FÉLIX / AFP

Le sultan Ahmed al-Jaber a notamment « souligné […] la nécessité de réformer les institutions financières multilatérales pour débloquer des capitaux pour les technologies propres ».

Le controversé président de la future COP28, prévue pour la fin de l’année aux Émirats arabes unis, a poursuivi vendredi une visite à Paris. Destiné à assurer ses ambitions en matière climatique, il a été accueilli avec «scepticismepar les ONG.

Ministre émirati de l’Industrie et patron du géant pétrolier national ADNOC, Ahmed al-Jaber a été nommé mi-janvier président de la prochaine grande conférence de l’ONU sur le climat, suscitant l’étonnement des militants écologistes. Dans le cadre d’une tournée qui l’a récemment conduit aux Etats-Unis, il a rencontré jeudi à Paris le président Emmanuel Macron et a été reçu par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce vendredi, Ahmed al-Jaber s’est également entretenu au Conseil constitutionnel avec «personnalités qualifiées dans le domaine du climaten présence de Laurent Fabius, président de la COP21 qui s’est tenue à Paris en 2015, mais en l’absence de la presse.

Lors de ses rencontres, le représentant «Souligné […] la nécessité de réformer les institutions financières multilatérales pour débloquer des capitaux pour les technologies propres, les efforts de transformation», a notamment souligné la Cop28 dans un communiqué. Par ailleurs, face au chef de l’Etat français, Ahmed al-Jaber a souligné «son désir de travailler avec le président Macron», notamment lors du futur sommet pour un «pacte financier mondial», attendu en juin 2023. «Nous devons clairement définir comment la dynamique politique générée en juin peut déboucher sur des actions concrètes à la COP28« , a-t-il commenté.

Crédibilité compromise

Cette visite a été critiquée par les associations. «Sa présidence suscite beaucoup de scepticisme sur ses réelles intentions d’accélérer la lutte contre le changement climatique», s’inquiète dans un communiqué le Climate Action Network (RAC), qui regroupe une vingtaine d’ONG françaises. «Le conflit d’intérêts incarné par la présidence compromet la crédibilité des Émirats arabes unis sur la scène internationale et risque de peser sur l’issue des négociations. Il s’agit simplement d’une prise de contrôle des intérêts des combustibles fossiles dans les négociations internationales sur le climat», a-t-il dénoncé.

Ahmed al-Jaber, qui au cours de sa carrière a été impliqué dans le projet de ville verte futuriste Masdar, a souligné lors de sa visite au siège de l’AIE : «le rôle vital que le secteur de l’énergie doit jouer dans la décarbonisation et aider les autres secteurs industriels à le faire« . «Toutes les sources sont nécessaires pour répondre à la demande énergétique croissante», indique la présidence de la COP28 dans un communiqué.

Après l’Inde, les États-Unis et l’Europe de l’Ouest, Ahmed al-Jaber entend poursuivre ce qu’il décrit comme «tournée d’écoute internationaledans les pays développés. La COP28 verra la publication du premier rapport mondial («bilan mondial“) des progrès réalisés par chaque Etat pour atteindre l’objectif de l’accord de Paris de 2015, visant à limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C, et de préférence à 1,5°C. Quelque 70 000 personnes sont attendues à cette conférence internationale sur le climat à Dubaï prévue du 30 novembre au 12 décembre.

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