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Le Qatar accusé d’expulser des travailleurs étrangers réclamant leur salaire

A moins de trois mois du Mondial, l’ONG britannique Equidem accuse lundi le Qatar d’avoir expulsé des dizaines de travailleurs étrangers qui organisaient une rare manifestation pour réclamer leurs salaires impayés.

A trois mois de la Coupe du monde, une nouvelle polémique éclate sur les droits de l’homme au Qatar. L’ONG britannique Equidem accuse, lundi 23 août, l’Etat gazier d’avoir expulsé des dizaines de travailleurs étrangers qui organisaient une rare manifestation pour réclamer leurs salaires impayés.

Les autorités du Qatar, régulièrement critiquées par des ONG internationales pour le traitement de centaines de milliers de travailleurs venus d’Asie notamment sur les grands chantiers du Mondial-2022, ont confirmé la détention de manifestants mais ont refusé de dire si certains avaient été expulsés.

Au moins 60 travailleurs expulsés

Lors d’une manifestation le 14 août, au moins 60 travailleurs – dont certains n’avaient pas été payés depuis sept mois – ont bloqué la circulation devant l’entreprise Al Bandary à Doha, a déclaré Equidem, une organisation de conseil, dans un communiqué. spécialiste des droits de l’homme et des droits du travail basé à Londres. La manifestation était organisée dans le cadre de la campagne « Pay up Fifa » réclamant le paiement des salaires impayés.


« Nous avons parlé à des travailleurs qui protestaient et à un qui a été expulsé vers le Népal. Nous avons confirmé qu’il était rentré chez lui, et d’autres du Népal, du Bangladesh, d’Inde, d’Égypte et des Philippines ont également été expulsés », a déclaré le directeur exécutif d’Equidem, Mustafa Qadri.

Le gouvernement du Qatar a déclaré dimanche qu' »un certain nombre de manifestants ont été arrêtés pour avoir enfreint les lois sur la sécurité publique ».

« Une minorité de personnes qui n’ont pas manifesté pacifiquement et ont agi en violation des lois sur la sécurité publique risquent l’expulsion sur décision de justice », a-t-il ajouté sans donner de détails sur le nombre de travailleurs concernés.

Le ministère du Travail a indiqué pour sa part qu’il payait les salaires des travailleurs d’Al Bandary, sans plus de détails. Il a ajouté que des « actions » avaient été engagées contre l’entreprise, qui faisait déjà l’objet d’une enquête pour non-paiement des salaires.

La Coupe du monde commence dans le petit et riche État gazier le 20 novembre. Les groupes de défense des droits de l’homme ont intensifié leurs campagnes avant la Coupe du monde et ont appelé la FIFA à verser des indemnités aux travailleurs. Mais Doha se défend en soulignant qu’elle a pris des mesures pour améliorer les conditions des travailleurs étrangers, en imposant un salaire minimum et en interdisant la toute-puissance de certains employeurs qui empêchaient leurs employés de quitter le pays ou de changer d’emploi.

Avec l’AFP




France 24 Sport

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