Skip to content
L’emblématique magazine Pomme d’Api change de formule


Le magazine jeunesse fait peau neuve pour la rentrée, sous la houlette de Gwénaëlle Boulet, rédactrice en chef depuis septembre 2021.

Pomme d’Api, le magazine mensuel du groupe Bayard destiné aux enfants de trois à sept ans, inaugure mercredi sa nouvelle formule avec pour objectif de « réenchanter» la vie de famille à travers des activités surprises pour les enfants et des conseils simples au quotidien pour les parents. Le premier titre jeunesse lancé en 1966 par le groupe Bayard, éditeur très présent sur ce segment (J’aime lire, Okapi, Images doc, Astrapi, Phosphore), fait peau neuve pour la rentrée, sous le leadership de Gwénaëlle Boulet, rédactrice en chef du magazine depuis septembre 2021.

L’idée principale était deretravailler l’équilibre entre les surprisesofferts aux enfants et auxrendez-vous« magazine traditionnel, raconte à l’AFP le journaliste et auteur de livres pour enfants, passé auparavant par »Astrapi » et « Phosphore« . Couper, fabriquer, lire, jouer… »Maintenant, la surprise, la plupart du temps détachable, sera au milieu« , précise-t-elle. Plus conséquentes et présentes chaque mois, ces activités ludiques-pédagogiques ont cependant un coût plus élevé, également dû à la hausse du prix du papier, qui se traduit par un prix de vente majoré à 6,50 euros contre 5,95 euros.

Au programme en septembre : la réalisation d’un « mini-challenge boxà l’effigie de la petite héroïne Adelidélo, dont les cartes à tirer chaque jour proposent de relever un défi, comme préparer seul le petit-déjeuner ou se remémorer une blague à raconter aux copains d’école, pour bien commencer l’année »sur le pied droit« . En octobre suivra un jeu de l’oie géante, à poser au sol, pour jouer de manière plus sportive en famille. »On a vraiment envie de créer ces moments passés ensemble, sans culpabiliser» les parents, souvent surchargés, d’autant que Pomme d’Api «est un magazine qui s’utilise au fil du temps», selon Gwénaëlle Boulet, qui a revu la manière de les aborder.

« Réenchanter la vie des parents »

« Nous sommes vraiment dans une parentalité « problèmes en ce moment, nous avons donc voulu réenchanter la vie des parents en leur donnant des astuces très concrètes, comme on échangerait entre amis, et des idées pour être créatifs, et partager des moments simples, sympas et non matériels avec les enfants», développe-t-elle. Mais « nous ne sommes pas dans des recettes pour répondre aux grands enjeux » Où « en théorisant», prévient la journaliste, qui indique qu’elle planche sur le lancement à l’automne d’un podcast maison dédié aux problématiques parentales.

Dans le magazine, les idées »Pom’parents», faciles et peu chronophages, visent à développer l’autonomie de l’enfant (comme une méthode pour enfiler son manteau seul), à réaliser en commun ou à l’usage des parents à des fins d’information ou de détente. Côté rédaction, si les personnages phares comme Petit Ours Brun ou SamSam subsistent, certaines rubriques comme « Les petits philosophes« , qui depuis 2004 faisait réfléchir les tout-petits, ou « Votre pause yoga » disparaître.

Ces thèmes (intériorité, rapport au corps, vie des animaux, etc.) se retrouveront »d’une autre façondans le magazine, notamment dans les surprises, assure Gwenaèle Boulet. Pomme d’Api est un magazine généraliste, rappelle-t-elle, c’est «ouvre les choses aux lecteurs et s’ils flashent sur l’un (d’entre eux), ils pourront creuser le sillonavec un contenu plus spécialisé. Loin des guerres de territoire qui électrisent les débats sur l’éducation, la publication assure avant tout «respecter le temps de l’enfance » et à « garder ce qui correspond à chaque âge » dans « un monde qui va de plus en plus vite et où l’on veut faire grandir les enfantsrapidement, conclut le journaliste.

Dans le secteur de la presse jeunesse, dont les ventes en France ont chuté de 2 % en 2021, celles du mensuel sont en hausse depuis 2018, selon les données de l’Alliance des chiffres de la presse et des médias (ACPM). En 2021, la publication s’est vendue à plus de 102 000 exemplaires en moyenne par numéro, devenant ainsi le deuxième titre de presse jeunesse le plus acheté, derrière J’aime Lire, sur une trentaine de titres existants.

VOIR ÉGALEMENT – « Le marché du livre jeunesse connaît une montée en gamme, pas en prix »

lefigaro -Économie et commerce

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.