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L’Equateur agrandit sa réserve marine des Galápagos

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L’archipel, qui a inspiré la théorie de l’évolution du naturaliste anglais Charles Darwin, vient d’agrandir de près de 60 % son aire marine protégée, paradis de la biodiversité dans l’océan Pacifique.

L’Équateur a officiellement agrandi sa réserve marine des Galápagos, paradis de la biodiversité dans l’océan Pacifique, de près de 60 % vendredi. À bord d’un navire scientifique du Parc national des Galapagos (PNG) ancré au large de l’île de Santa Cruz (l’une des cinq îles de l’archipel), le président équatorien Guillermo Lasso a signé le décret créant une nouvelle réserve naturelle baptisée « Fraternité ». Cette réserve marine de 60 000 km² s’ajoute à la réserve de 138 000 km² existant depuis mars 1998, célèbre notamment pour ses tortues et sa faune marine très riche. L’archipel équatorien, qui a inspiré la théorie de l’évolution du naturaliste anglais Charles Darwin, compte aujourd’hui 198 000 km2 d’aire marine protégée.

La création de « Fraternité » est une « message clair au monde », a déclaré à cette occasion Guillermo Lasso. C’est’« un nouveau rapport à la Terre, une nouvelle façon de comprendre ce que signifie le progrès de l’humanité », a-t-il assuré. Le président colombien Iván Duque et l’ancien président américain Bill Clinton ont assisté à l’événement, ainsi que des responsables gouvernementaux du Costa Rica et du Panama.

La nouvelle réserve, au nord de l’archipel, s’étend jusqu’à la frontière maritime du Costa Rica. Il forme un couloir marin qui se connecte à la zone protégée de Cocos (Costa Rica), suivant un couloir de migration naturel pour la faune marine. Les aires protégées des îles de Malpelo (Colombie) et de Coiba (Panama) s’ajouteront ultérieurement pour créer une réserve de biosphère marine transfrontalière, qui sera alors une zone exempte de pêche industrielle sur plus de 500 000 km², dans des eaux où évoluent les tortues de mer, les baleines, les requins et les raies manta.

Cette nouvelle réserve « garantira la survie de 40% des espèces marines mondiales », a assuré le président colombien Duque. « Nous sommes peut-être un petit territoire (…) mais la planète est aussi la nôtre », a plaidé de son côté le président Lasso, qui avait annoncé la création de cette nouvelle ère protégée lors de la COP26 à Glasgow, en Écosse, en novembre dernier, en échange d’une réduction de sa dette internationale. « Les mers sont de grands régulateurs du climat mondial », a-t-il ajouté, soulignant que « prendre soin d’eux n’est pas un idéalisme naïf, c’est une nécessité vitale ».

L’archipel des Galápagos, qui doit son nom aux tortues géantes endémiques qui y vivent, est situé à 1 000 km des côtes de l’Équateur et classé au patrimoine mondial et réserve mondiale de la biosphère pour sa flore et sa faune uniques. Cette zone, protégée et où la pêche industrielle est interdite, est la deuxième plus grande au monde et compte plus de 2 900 espèces marines. En mars 2016, l’Équateur a créé un sanctuaire supplémentaire de 38 000 km² aux Galápagos pour protéger le requin marteau (Sphyrnidae) en voie de disparition.


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