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les ambiguïtés du régime iranien


La presse iranienne ultraconservatrice s’est félicitée samedi de la tentative d’assassinat contre l’écrivain accusé d' »apostasie ». ATTA KENARE/AFP

DÉCRYPTAGE – Trente-trois ans après la fatwa de l’ayatollah Khomeiny condamnant l’auteur du versets sataniquesles autorités iraniennes nient « catégoriquement » tout lien avec la tentative d’assassinat qui l’a visé.

Correspondant à Istanbul

« Satan a perdu un œil. » La Une, dimanche 14 août, du quotidien conservateur iranien Jam-e Jam ne pourrait pas être plus explicite sur la diabolisation incessante de Salman Rushdie par Téhéran. Accompagné d’un portrait satirique de l’auteur de versets sataniquesdemi-aveugle et flanqué de deux cornes, l’article fait partie d’un déluge de « toutes nos félicitations »et autres réactions provocatrices inondant la presse ultraconservatrice depuis la tentative d’assassinat, vendredi 12 août à Chautauqua, de l’écrivain accusé de« apostasie ».

Silencieuses dans un premier temps, les autorités iraniennes ont fini par réagir lundi, par la voix du ministère des Affaires étrangères, démentant « catégoriquement » aucun lien avec l’agresseur, tout en affirmant que, dans cette attaque, « Seuls Salman Rushdie et ses partisans méritent d’être blâmés et même condamnés ». Preuve que si les mobiles de l’agression restent à élucider, l’hostilité persistante de Téhéran depuis la prononciation de…

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