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les ambitions de la Bundeswehr fragilisent l’équilibre franco-allemand


Un obusier automoteur de la Bundeswehr. Michael Kcaller/Michael Kcaller/dpa via Reuters

DÉCRYPTAGE – Berlin prétend devenir la première puissance militaire conventionnelle d’Europe.

La remarque a été peu commentée à l’étranger, comme si la promesse, formulée par Berlin, était discutable. « Bientôt l’Allemagne aura la plus grande armée conventionnelle d’Europe», assurait en mai dernier le chancelier Olaf Scholz. Vu l’état de la Bundeswehr, l’ambition peut faire sourire ou inquiéter. Au lendemain de l’invasion de l’Ukraine, son chef d’état-major a déploré « être sec», c’est-à-dire ne pas avoir les ressources suffisantes pour répondre aux besoins de la crise. Depuis, une révolution des esprits est en marche à Berlin, où l’on assume de parler de pouvoir et d’armée. Même le SPD, traditionnellement réservé, réclame la « Führungsmacht », c’est-à-dire la direction politique, qui s’ajouterait au pouvoir économique. Près de dix ans après les discours sur les « responsabilités » que l’Allemagne doit prendre vis-à-vis du monde, l’heure de l’action a sonné.

« La France doit impérativement faire attention à ne pas se retrouver en position de brillant…

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