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Les Caraïbes françaises secouées par de nouveaux troubles à propos des mesures de Covid

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Des manifestants dans les territoires français d’outre-mer dans les Caraïbes s’opposant aux mesures visant à limiter la propagation de Covid-19 se sont à nouveau affrontés avec les forces de sécurité mardi alors que le gouvernement de Paris s’est engagé à rétablir l’ordre. Les autorités françaises ont prolongé le couvre-feu imposé sur l’île de Guadeloupe jusqu’au 28 novembre.

Les opposants purs et durs aux mesures qui incluent la vaccination obligatoire des agents de santé de l’île de Guadeloupe ont dressé des barricades de pneus en feu alors qu’à la Martinique, la police a été la cible de tirs.

La colère face aux mesures Covid imposées par Paris a attisé des griefs de longue date dans les territoires prisés des touristes fortunés mais où les niveaux de pauvreté sont bien plus élevés qu’en France métropolitaine.

En conséquence, les résidents se sont longtemps sentis marginalisés par le gouvernement central.

Les taux de vaccination dans les territoires sont inférieurs à ceux de la métropole avec moins de la moitié de la population piquée contre le Covid en Guadeloupe.

Les manifestations marquent un test pour le gouvernement du président Emmanuel Macron qui a fait grand cas de l’empreinte mondiale donnée à la France par les territoires d’outre-mer qui s’étendent des Caraïbes au Pacifique en passant par l’océan Indien.

« La situation est toujours très difficile » en Guadeloupe après plus d’une semaine de troubles, a déclaré le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin à la radio France Inter. « Ce qui est clair, c’est que le rétablissement de l’ordre public est la condition préalable à tout pourparler. »

Grève générale en cours en Martinique

Les forces de sécurité et les pompiers ont essuyé des tirs en Martinique où une grève générale s’est déclenchée lundi, une semaine après le début d’un arrêt similaire en Guadeloupe, a annoncé la police. Il n’y a eu aucune victime.

Des bombes à essence ont quant à elles été lancées sur la police à Basse-Terre, la principale ville de Guadeloupe où quelque 90 personnes ont été interpellées ces derniers jours, ont indiqué les procureurs.

Des barricades faites de taxis ou de pneus ont désormais également été érigées sur les grands axes routiers de la Martinique et elles restent en place en Guadeloupe où une réunion présidée lundi par le Premier ministre Jean Castex n’a pas réussi à calmer la colère.

« Bien sûr que nous continuons la mobilisation. Nous n’attendions pas grand-chose du Castex et du gouvernement Macron, donc nous ne sommes pas déçus », a déclaré Hilaire Luce, un manifestant tenant une barricade près du Gosier en Guadeloupe, accusant le gouvernement de faire preuve de « mépris ». .

Macron a déclaré lundi que la crise était « explosive » mais a juré que le gouvernement « ne céderait pas aux mensonges, aux distorsions d’information et à l’exploitation par certaines personnes de cette situation ».

Les troubles surviennent à un moment sensible de la gouvernance française de ses territoires d’outre-mer, avant un troisième et dernier référendum plus tard ce mois-ci offrant aux habitants du territoire du Pacifique de la Nouvelle-Calédonie un vote sur l’indépendance.

Les forces indépendantistes ont juré de boycotter le vote du 12 décembre, créant de possibles tensions au lendemain du scrutin.

(FRANCE 24 avec AFP)

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