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Les chefs d’entreprises étrangères en France formulent leurs recommandations pour l’attractivité de la France


La 17e édition des États de France se tient ce mardi à Paris. Vingt conseils seront débattus avant d’être transmis au gouvernement.

Pour être attractive en 2030, la France devra être «innovant, durable et inclusif» : le ton est donné pour cette 17e édition des États de France, lancée ce mardi au Palais d’Iéna à Paris. Au cours de cette journée, plusieurs débats porteront sur l’attractivité du pays, la réindustrialisation du territoire et la transition écologique.

De nombreux dirigeants seront présents, comme Eric Lallier, PDG de Lenovo, Francesco Tramontin, vice-président chez Ferrero, Olivier Rouvière, PDG d’Otis France ou encore Doris Birkhofer, présidente de Siemens France. Outre la trentaine de décideurs, d’autres personnalités répondent à l’appel, comme Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, ainsi que Jean-Noël Barrot, ministre de la Transition numérique et des Télécommunications, qui prononcera le discours de clôture de l’événement.

Plus d’une vingtaine de recommandations seront annoncées à l’ouverture et alimenteront les tables rondes tout au long de la journée. 65 dirigeants français d’entreprises étrangères ont travaillé sur ce sujet lors de la Conférence de Bercy le 29 août. Objectif : faire face aux nouveaux défis qui menacent l’économie française, notamment l’écologie, l’inflation, la hausse des taux d’intérêt, la guerre en Ukraine et la crise énergétique.

Une fois amendé au Conseil économique, social et environnemental (CESE), cet avis sera ensuite donné à Emmanuel Macron ainsi qu’aux membres du gouvernement concernés. « L’attractivité de la France en termes d’investissements étrangers est toujours d’actualité, mais elle n’est jamais certaine. C’est pourquoi il est important que nous, les entreprises étrangères, continuions à faire des recommandations au gouvernement pour maintenir cette attractivité et le rayonnement économique de la France.», explique Caroline Gaye, directrice générale d’American Express.

Stimuler l’innovation dès le plus jeune âge

Les 24 conseils sont répartis en plusieurs catégories dont la première concerne l’énergie et la problématique climatique. Pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, les dirigeants recommandent l’introduction de contrats simplifiés et de guichets uniques pour inciter les entreprises à investir dans l’efficacité énergétique. Les procédures d’appel d’offres gagnent également à être simplifiées pour permettre le déploiement de projets d’électrification ou de décarbonation. « Ma conviction est qu’il est de notre responsabilité collective d’accélérer le déploiement des solutions et technologies numériques existantes permettant une utilisation plus intelligente de l’énergie (une GTC permet par exemple de réaliser jusqu’à 30% d’économies d’énergie) et de faire la décarbonation un levier pour aider à la réindustrialisation de la France», détaille Doris Birkhofer, présidente de Siemens France.

Autre exemple, au niveau européen, une des propositions fait référence à « l’importance pour la France et l’Allemagne d’affirmer à la fois leur soutien à la Commission et d’exprimer leur volonté de jouer un rôle actif dans l’Alliance européenne de l’industrie solaire« . Un autre encore suggère d’augmenter le prix du carbone, un « levier financier fort pouvant agir efficacement pour susciter une réaction et une adaptation des modes de production« .

L’innovation et la modernisation sont également au cœur des recommandations. Concrètement, les dirigeants suggèrent de « soutenir une part importante du PIB français consacrée à la recherche et développement (R&D)« . Les incubateurs de start-up sont aussi des vecteurs d’échanges et de réflexion. L’objectif ultime est de dupliquer le modèle Station F, basé à Paris, afin de « faciliter l’accès aux groupes étrangers« . Mais pas question d’oublier les PME et ETI qu’il faut aider à « moderniser leur outil industriel et logistique« .

Les jeunes sont le fer de lance de toutes ces avancées. Les participants recommandent de sensibiliser les conseillers d’orientation et d’encourager les visites en entreprise dès le collège. L’accent doit notamment être mis sur la diversité des métiers du secteur industriel, notamment avec « des profils jeunes, féminins, handicapés, issus de milieux défavorisés et souvent peu associés à l’industrie« . De plus, l’apprentissage doit être démocratisé »à partir de 16 ans avec un objectif de 300 000 apprentis supplémentaires dans cette tranche d’âge« . Des incitations financières pourraient être créées pour la mise en place de centres de formation d’apprentis (CFA) en région. Pour autant, les seniors ne sont pas en reste : les maintenir dans l’emploi et favoriser la transmission des savoirs est essentiel. Dès 57 ans, un temps partiel « transmissionpourraient être mis en place, accompagnés de cofinancements publics, indiquent les participants.

Les décideurs espèrent convaincre le gouvernement du bien-fondé de leurs propositions, qui visent à renforcer la résilience et l’attractivité du pays, à l’heure où l’économie française fait face à une « série de chocs« . Reste à savoir si les autorités entendront et adopteront leurs suggestions.

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