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les délicieuses terreurs de Johann Heinrich Füssli


Les Trois Sorcières, de Johann Heinrich Füssli. Collection de théâtre de la Royal Shakespeare Company

CRITIQUE – Frissons garantis au Musée Jacquemart-André, qui célèbre en une soixantaine d’œuvres exceptionnelles ce maître du romantisme noir.

Comme tout bon train fantôme, l’entrée de l’exposition consacrée à Johann Heinrich Füssli (1741-1825) au musée Jacquemart-André se fait par une porte à double battant. Il simule la séparation du réel et de l’irréel. Ses portes ont été décorées de reproductions de Macbeth et de sa femme livide et sanglante. Le régicide qu’ils ont fomenté vient d’être commis. Bienvenue dans un monde de cauchemars, ces rêves de crimes et autres interdits fascinants, moteurs notamment dans l’œuvre de Shakespeare – auteur que l’Angleterre redécouvre puis sacre poète national dans ces années où le peintre suisse Füssli s’impose à Londres.

Accroché dans la perspective, au fond de la première salle de ce parcours en soixante images psychotraumatiques, le seul tableau de Füssli conservé au Louvre montre à nouveau Lady Macbeth. Acte V scène 1, la voici en proie à une crise de somnambulisme. A la lueur de sa bougie, elle hallucine. Et nous aussi, qui évoluons désormais parmi…

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