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Les microbrasseries se sentent à l’étroit


Le marché des microbrasseries au Québec s’est enrichi de 15 nouveaux joueurs en 2021, malgré la pandémie, pour un total de 287 entreprises brassicoles. Pour assurer leur pérennité, l’industrie demande davantage de canaux de distribution.

Le nombre de microbrasseries devrait culminer au cours de l’été prochain, lorsqu’il franchira la barre des 300 entreprises.

« Le marché s’est remis de son pic très rapidement après la fin de la pandémie. Il y a de plus en plus de supermarchés qui font beaucoup de place aux microbrasseries », affirme Martin Parrot, président de l’Association des microbrasseries du Québec (AMBQ) et copropriétaire de Griendel.

250 de plus en 20 ans

Avec 287 entreprises, il s’agit d’une augmentation de 5,5% par rapport à l’année précédente. En 2002, le Québec ne comptait que 33 microbrasseries.

«Souvent, ce sont des projets à long terme qui s’étendent sur plusieurs années», explique Marie-Ève ​​Myrand, directrice générale de l’AMBQ.

Avec les restrictions sanitaires, cependant, les brasseurs ont plus souffert pendant la pandémie que les brasseurs.

L’expansion des canaux de distribution est une des revendications de l’AMBQ.

À l’heure actuelle, les microbrasseries n’ont pas la possibilité de vendre leurs produits sur les marchés publics, ce qui est un non-sens pour l’industrie puisque les producteurs de vin, de cidre, d’hydromel et d’alcool à base de canettes de baies.

Plus sévère ici

« Il s’agit d’une directive d’interprétation de la Régie des alcools qui identifie que lorsqu’on est un producteur artisanal de boissons alcoolisées et aussi un producteur agricole, donc reconnu par le MAPAQ, on considère que c’est le prolongement du lieu de production de la ferme Dans ce cas, nous avons le droit de vendre les produits sur les marchés publics, mais cela ne s’applique pas à nous », déplore Mme Myrand.

En Ontario, la vente est autorisée sur les marchés publics.

Pour Mme Myrand, c’est la preuve qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour augmenter les canaux de distribution.

«Souvent, on flippe quand on dit qu’on n’a pas connu la prohibition au Québec. Nous sommes plus latins qu’ailleurs, mais au niveau des règles sur l’alcool, nous sommes pires que partout ailleurs en Amérique du Nord », ajoute M. Parrot, qui souhaite des changements rapides.

Bientôt 60 de plus

L’avenir de l’industrie continuera d’être marqué par la croissance, a-t-il déclaré.

Actuellement, une soixantaine de microbrasseries sont en cours de démarrage.

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