Skip to content
Les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN discuteront du renforcement de la Russie en Ukraine face aux craintes d’une invasion

Publié le:

Les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN se réuniront mardi pour discuter de la manière de contrer un renforcement militaire russe à la frontière ukrainienne alors que l’on craint que le Kremlin ne se prépare à envahir.

Le rassemblement prévu de longue date dans la capitale lettone Riga intervient à un moment instable sur le flanc oriental de l’OTAN, alors que les alliés sont également aux prises avec une crise des migrants qui, selon l’Occident, est alimentée par la Biélorussie soutenue par le Kremlin.

Les pays occidentaux dirigés par les États-Unis craignent que Moscou ne prépare une incursion en Ukraine après avoir accusé le Kremlin de rassembler des forces près de la frontière.

« Les intentions russes ne sont pas claires mais il y a une concentration inhabituelle de forces pour la deuxième fois cette année », a déclaré à l’AFP le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, lors d’une visite des forces de l’Alliance en Lettonie.

« Nous voyons des blindés lourds, des drones, des systèmes de guerre électronique et des dizaines de milliers de soldats prêts au combat. »

Moscou, qui a pris la Crimée à l’Ukraine en 2014 et soutient les séparatistes combattant Kiev, a fermement nié qu’il préparait une attaque et accuse l’OTAN d’avoir attisé les tensions.

Les diplomates de l’OTAN affirment que le bloc reste incertain des intentions du président russe Vladimir Poutine, mais les ministres discuteront des plans d’urgence en cas d’invasion de la Russie.

L’alliance dirigée par les États-Unis cherche à montrer au Kremlin qu’elle fait face à des coûts importants si elle menace l’Ukraine, tout en évitant de provoquer Moscou dans une nouvelle agression.

Les responsables s’attendent à des pourparlers sur un soutien supplémentaire à l’armée ukrainienne et sur un renforcement potentiel des forces de l’OTAN déployées le long de son aile orientale.

Mais ils soulignent que l’Ukraine aspirante à l’OTAN – qui aura son ministre des Affaires étrangères lors de la réunion de deux jours – n’est pas couverte par le pacte de défense collective de l’alliance.

« Nous ne voulons laisser aucun doute dans l’esprit des gens qu’il y aura de graves conséquences, des conséquences stratégiques pour la Russie, si elle poursuit le genre de voie que nous craignons qu’elle puisse être », a déclaré un haut responsable américain.

« Il s’agit de trouver les bons signaux et la bonne posture de dissuasion qui conduisent en fait à une désescalade plutôt qu’à une escalade. »

Le président américain Joe Biden a déclaré vendredi qu’il était susceptible de s’adresser aux dirigeants de la Russie ou de l’Ukraine pour tenter de désamorcer les tensions croissantes.

« Attaque hybride »

Les craintes croissantes autour de l’Ukraine surviennent alors que les membres de l’OTAN, la Pologne, la Lituanie et la Lettonie, sont confrontés à une autre menace venant de l’est qui sera une priorité à Riga.

Ils accusent l’allié de Moscou, la Biélorussie, d’avoir canalisé des milliers de migrants principalement du Moyen-Orient vers leurs frontières dans le cadre d’une « attaque hybride » en représailles aux sanctions de l’UE contre Minsk.

Le président Alexandre Loukachenko rejette cette affirmation.

L’OTAN a exprimé sa « solidarité » avec ses membres de l’Est, mais a été largement laissée de côté alors que le niveau de menace flotte dans une zone grise juste avant une agression réelle.

Le président polonais Andrzej Duda a évoqué l’augmentation du nombre de forces de l’OTAN déployées sur ses flancs est lors d’une réunion avec Stoltenberg la semaine dernière.

Mais une initiative visant à déclencher des consultations d’urgence en vertu de l’article 4 du traité fondateur de l’alliance semble avoir été suspendue pour le moment.

S’exprimant lors d’une tournée conjointe dans les pays baltes dimanche, Stoltenberg et la chef de l’UE Ursula von der Leyen se sont engagées à intensifier leur coopération contre de tels défis.

Les tensions frontalières se sont légèrement apaisées alors que certains migrants ont commencé à retourner en Irak, mais Varsovie et Vilnius insistent sur le fait que la crise est loin d’être terminée.

« Il ne fait aucun doute que le régime de Loukachenko et les forces qui le soutiennent continueront de tester l’unité du monde occidental et leur capacité de réaction », a déclaré le président lituanien Gitanas Nauseda.

(AFP)

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.