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Les Moulins de Soulanges : des farines locales pour conquérir le monde

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Si lors d’un voyage à New York vous croquez dans un croissant feuilleté, vous croquerez peut-être une bouchée du Québec.

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Les Moulins de Soulanges, fabricant de farines de spécialité pour boulangeries et artisans, exporte 25 % de sa production à l’étranger, principalement vers la Nouvelle-Angleterre, les États-Unis en général et la Grosse Pomme.

Exporter de la farine fabriquée au Québec à partir de grains cultivés au Québec est un exploit en soi, surtout quand on sait que la production de blé panifiable, destiné à la production de pain, avait presque disparu sur le sol québécois dans les années 1990.

90% grains québécois

C’est le père de Jules Beauchemin, l’actuel directeur général des Moulins de Soulanges, qui a eu l’idée de relancer la production en 2007. Il l’a fait en partenariat avec des producteurs céréaliers auxquels il a demandé de souscrire à des critères environnementaux. Aujourd’hui, 90 % des grains utilisés dans la vingtaine de farines produites proviennent du Québec.

Un processus naturel

L’entreprise Les Moulins de Soulanges s’est naturellement retrouvée à exporter vers le sud. L’aventure a commencé en 2010 avec quelques palettes de sacs de farine vendues après les salons.

« Ça s’est fait naturellement, sans trop d’ego, sans volume fixe ni plan d’attaque », précise Jules Beauchemin.

L’entreprise s’est rendu compte qu’elle occupait un créneau unique, entre les farines biologiques et industrielles, ce qui lui laissait une marge de manœuvre pour développer un marché.

« Nous étions différents, nouveaux. C’est un critère qui a son importance puisque, sinon, la seule chose qui nous différencierait serait la couleur de notre sac, un peu comme les sacs de lait, et ce serait une autre histoire. »

En exportant, Les Moulins de Soulanges ont pu diversifier leurs ventes et réduire leur exposition au risque, explique le gérant.

Des défis, mais un grand potentiel

Le marché de la Nouvelle-Angleterre, avec ses 15 millions d’habitants, a un potentiel énorme, supérieur au commerce du Canada, bien que ce dernier ait eu tendance à décoller ces derniers temps, en raison de l’évolution des habitudes alimentaires et des marchés ethniques.

Il va sans dire que l’exportation comporte des difficultés. Les réglementations des accords de libre-échange doivent être respectées. Les conditions de paiement aux États-Unis sont différentes d’ici, 90 jours au lieu de dix.

Un autre défi que le fabricant doit surmonter est le cycle de vente très long de 12 à 18 mois en farine. La demande, qui vient désormais du Pérou et du Chili, dépasse également sa capacité de production par manque de main-d’œuvre.

La pandémie a changé la façon de faire du fabricant de farine. Les ventes n’ont pas souffert en général, puisque les gens ont encore besoin de manger. La direction a décidé d’être plus assidue avec ses clients et a développé de nouvelles gammes de farines, entre autres pour les grossistes en ingrédients aux États-Unis.

Si c’était à refaire, Jules Beauchemin hésiterait moins.

« Je pense que les marchés américains sont trop proches et trop importants pour être manqués. Il faut oser. La seule chose que nous risquons, c’est qu’on nous dise non. »

Même avec une récession imminente, l’exportation est encore plus attrayante, estime le dirigeant. Il a l’avantage de diversifier les risques dans un contexte de taux de change avantageux. Il donne de la visibilité et crédibilise auprès des grands acteurs du Québec. De plus, les délégués commerciaux sont prêts à vous aider.

«Ils ont des listes de contacts. Ils sont là pour jouer leur rôle. »

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