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Les oppositions de droite épinglent un « État en faillite » et une « mauvaise esquisse de la République »

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Alors qu’ils étaient sur le point de l’expulser, la police n’a pas trouvé l’imam chez lui. FRANCOIS LO PRESTI / AFP

La décision d’expulser l’imam marocain Hassan Iquioussen a été jugée tardive et inefficace par LR et RN, qui voient dans sa fuite vers la Belgique une véritable « pantalonnade ».

Après la décision du Conseil d’État confirmant son expulsion rendue publique, l’imam marocain Hassan Iquioussen n’était déjà plus chez lui. Il se serait enfui en Belgique pour échapper à son expulsion du territoire français. L’opposition de droite à Emmanuel Macron dénonce avec véhémence de graves manquements.

« Qui peut comprendre qu’un imam radicalisé, sous le coup d’une expulsion, échappe à tout contrôle et disparaisse ?», s’indigne la députée LR des Alpes-Maritimes, Michèle Tabarot. Ce mardi, Gérald Darmanin s’est néanmoins félicité de l’expulsion de ce prédicateur, qui «propage notamment des propos antisémites contraires à l’égalité entre les femmes et les hommes« , mise en évidence « une grande victoire pour la République« . Mais le ministre de l’Intérieur a déclaré victoire trop rapidement, soulevant une vague de critiques à son encontre.

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« Gérald Darmanin n’est même pas capable de surveiller l’imam islamiste Iquioussen qui doit être expulsé du territoire français. Ce gouvernement n’est pas seulement bon à rien mais aussi mauvais à tout», rétorque le député RN de l’Aude, Christophe Barthès. Pour le maire de Béziers, Robert Ménard, cette évasion de l’imam est un « croquis de la mauvaise république« . Sans surprise, le Rassemblement national est unanime à ce sujet. »Le seul islamiste que Gérald Darmanin s’apprêtait à expulser de France, après des mois de procédures, est désormais introuvable», déclare Marine Le Pen ce mercredi, jugeant que «La France doit à nouveau se faire respecter« . Le député RN Nicolas Meizonnet estime que « l’état est défaillant» et doit «se donner les moyens d’une politique efficace» en termes d’expulsions.

« Nous touchons le fond !»

Mais les critiques fusent aussi chez Les Républicains. Le président du groupe LR à l’Assemblée nationale, Olivier Marleix, dénonce pour sa part un «pantalonnade« . « Pendant que nos tribunaux délibèrent, Iquioussen, l’homme censé être au centre de toutes les attentions du ministère de l’Intérieur, disparaît dans les airs. Nous touchons le fond !« Le député et candidat à la présidentielle LR, Éric Ciotti, y voit un »nouvelle humiliation pour notre pays» et regrette que cet imam, «dangereux pour la sécurité nationale« , a « pas été placé sous surveillance« .

L’ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati, estime sur Europe 1 que « cette décision d’expulsion aurait dû être prise beaucoup plus tôt», rappelant les propos tenus par l’imam à la suite des attentats du 13 novembre 2015. Pour l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, la fuite du prédicateur pose un autre problème. « S’il se trouve en Belgique, la décision d’éloignement est inapplicable« , car malgré la délivrance des visas Schengen, « les arrêtés d’expulsion émis par les pays européens ne sont pas exécutoires dans les autres pays« , ce qui revient à »laisser des bombes à retardement sur le territoire européen« .

Mais à gauche de l’échiquier politique, c’est une musique beaucoup plus discrète qui se fait entendre. « Le tribunal a décidé», déclare Yannick Jadot ce mercredi sur Infos France. « Cela ne me dérange pas que cette personne quitte le territoire français», précise pourtant l’écologiste. L’insoumis David Guiraud dénigre cette décision du Conseil d’État, qui «contredit» celle du tribunal administratif, et «ouvre grand la porte aux expulsions arbitraires« .

Le 5 août, ce député insoumis du Nord saluait déjà la décision du tribunal administratif suspendant l’expulsion de l’imam, dénonçant le «déshonorerdu ministère de l’Intérieur, qu’il accuse de vouloirmarche sur l’état de droit». Le 31 juillet, l’élu LFI a publié un communiqué estimant que cette expulsion équivalait à «imposer une double peine en France», dénonçant «décisions arbitraires et antidémocratiques » et « procédures douteusesqui mettrait en danger l’État de droit.


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