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Les propositions budgétaires du gouvernement français ont suscité des réactions mitigées, principalement négatives

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Le gouvernement a promis de protéger les consommateurs ordinaires des pires effets de la crise énergétique, au prix d’un endettement record de 270 milliards d’euros. La presse et la réaction politique ont été globalement négatives.

Les propositions budgétaires risquent de se heurter à une opposition musclée au parlement, où le parti centriste du président Macron et ses alliés ont perdu leur majorité absolue lors des élections plus tôt cette année.

On s’attend à ce que le gouvernement doive utiliser le mécanisme constitutionnel connu sous le nom de « l’article 49.3 » qui permet à l’exécutif d’imposer des lois essentielles au parlement sans vote.

La Première ministre Elisabeth Borne n’a pas encore décidé comment gérer le traitement parlementaire des réformes des retraites visant à relever l’âge officiel de la retraite à 62 ans, l’un des niveaux les plus bas d’Europe.

L’option la plus rapide serait d’inclure les modifications dans le projet de loi de finances pour la législation sur le système de sécurité sociale qui doit être votée en octobre.

D’autres, dont l’allié du parti au pouvoir François Bayrou, soutiennent que la réforme des retraites est trop importante pour se précipiter et devrait constituer un projet de loi distinct pouvant être débattu sur ses propres mérites.

Les partis d’opposition de la gauche à l’extrême droite ont juré de s’opposer aux modifications des retraites. Une grève nationale a été appelée par l’influent syndicat CGT ce jeudi.

Un besoin criant de courage politique

Un éditorial dans un quotidien centriste Le Monde dit que le problème n’est pas le montant d’argent que le budget rendra disponible, mais plutôt le ciblage des dépenses du gouvernement.

« Nous devons mieux dépenser », dit Le Mondeen soulignant l’importance cruciale des dépenses dans des domaines tels que la restructuration des services publics et en veillant à ce que la crise énergétique n’occulte pas les enjeux de la lutte contre le changement climatique.

Le même éditorial rappelle que la dette publique française est à quelques centimes près de 3 000 milliards d’euros, et que le financement de l’emprunt de l’État n’est pas moins cher.

Il est temps, dit le journal centriste, que le gouvernement fasse preuve de courage politique et d’intelligence économique. Sinon, le poids des emprunts de l’État entraînera la France dans des territoires inconnus mais certainement dangereux.

Aile droite Le Figaro dit que le budget n’a pas de logique ni d’orientation claire. Dans quel but, Figaro se demande-t-il, d’embaucher des milliers de nouveaux fonctionnaires (11 000 emplois sont proposés) alors que l’État devra emprunter massivement pour payer leurs salaires ?

De gauche Libération se félicite ironiquement du budget, disant que le mantra du gouvernement est passé de « quoi qu’il en coûte », utilisé pour encourager les entreprises en difficulté au plus fort de la crise de Covid, à « combien cela coûte-t-il? » une réaction aux jours sombres à venir.

Libé note que la droite politique a condamné le budget comme preuve supplémentaire que le gouvernement a perdu le contrôle des dépenses de l’État. Les opposants de gauche continuent d’appeler à une supertaxe sur les bénéfices de certains des principaux acteurs industriels français.

rfi

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