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Les Ukrainiens veulent apprendre l’histoire du Québec

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À l’intérieur de Montréal, le journaliste Louis-Philippe Messier se déplace principalement en cavale, son bureau dans son sac à dos, à l’affût de sujets et de personnes fascinantes. Il parle à tous et s’intéresse à tous les horizons dans cette chronique urbaine.

Bon nombre de réfugiés de guerre ukrainiens ne parlent ni français ni anglais. Montréal, Québec et Canada, pour eux, n’évoquent pas grand-chose. Mais grâce à un guide touristique au bon cœur, c’est toute l’histoire.

« Je leur explique où ils sont, pourquoi c’est comme ça ici, je leur raconte l’histoire de leur pays d’accueil et ça les fascine, leurs yeux s’illuminent ! s’enthousiasme Galyna Lykhoshva, guide d’origine ukrainienne au musée Pointe-à-Callière.

Son patronyme se révélant tortueux pour la langue française, Galyna insiste pour que je la désigne par son prénom.

« Le président Volodymyr Zelensky a proposé à chaque citoyen de faire sa part dans son travail, et je suis un guide », déclare Galyna.


Les Ukrainiens veulent apprendre l’histoire du Québec

Photo Martin Alarie

La guide du musée de Pointe-à-Callière m’a accordé une entrevue sur son lieu de travail le jour de l’Indépendance de son pays.

La femme de 36 ans s’est donnée une mission : aider les exilés de sa nation natale à connaître leur pays d’accueil.

« J’ai proposé des visites en ukrainien et j’ai reçu 200 demandes en deux jours ! »

Curiosité

« Moi-même, pour parfaire mon français à mon arrivée en 2016, je suis devenue guide bénévole pour le Château Ramezay, un édifice historique du Vieux-Montréal », se souvient Galyna.

Dans une section de Pointe-à-Callière, des archéologues ont redécouvert les vieilles pierres de la fondation originale du fort Ville-Marie (le nom original de Montréal) qui ont été recouvertes d’un plancher de verre.

« Mes compatriotes peuvent donc regarder les vrais endroits où ont vécu Jeanne Mance, Maisonneuve et le gouverneur Callière, ça les impressionne ! »

Les circonstances de leur arrivée et le fait que presque tous les hommes en âge de combattre y sont restés pour affronter l’armée russe ont fait que les groupes ont été émus par des histoires comme celles du massacre de Lachine ou de la Grande Paix. .


Les Ukrainiens veulent apprendre l’histoire du Québec

Photo publiée avec l’aimable autorisation de Galyna Lili

Les enfants ukrainiens sont fascinés par le plancher de verre surplombant les vestiges archéologiques du Fort Ville-Marie.

« Beaucoup d’Ukrainiens sont croyants et les circonstances catholiques mystiques de la fondation de Montréal les touchent beaucoup, ainsi que l’histoire de la croix représentée aujourd’hui sur le mont Royal », dit Galyna.

Mission

La guide a d’abord payé de sa poche une partie des visites de ses compatriotes sans le sou. Une campagne de financement participatif, où ses collègues guides se sont montrés généreux, lui a depuis permis de renflouer.

À l’occasion de la Fête de l’Indépendance de l’Ukraine mercredi dernier, le Musée Pointe-à-Callière a décidé d’offrir gratuitement ces visites en ukrainien aux réfugiés.

« La guerre est une mauvaise chose, mais quand un ennemi veut vous anéantir, cela aide à comprendre l’importance de la culture, de l’identité et de la langue qui doivent être sauvegardées à tout prix », a déclaré Galina.

Dès le 4 septembre, le guide proposera une visite aux Québécois désireux de connaître la Petite Ukraine à Montréal.

« Ça coûte 30 $. L’argent ira à l’armée ukrainienne. »

En tant que guide de musée à temps plein qui propose des visites de quartier pendant ses jours de congé, la jeune femme ne se repose pas beaucoup.

« Je me reposerai quand la guerre sera finie », a-t-elle dit.

Pour plus d’informations sur ses visites guidées, elle vous invite à vous rendre sur sa page Facebook, « Galyna Lili ».

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