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l’histoire de l’envoyée spéciale du Figaro


REPORTAGE – Alors que les enquêteurs exhument des corps pour enquêter sur d’éventuels crimes de guerre, les survivants décrivent six mois de combats et d’occupation russe.

Envoyé spécial à Izyoum

Le chemin qui mène à l’horreur porte le nom d’un poète. Avant pourtant, suivre Shakespeare Street dans la forêt menait à un cimetière banal, l’endroit était même agréable. Les pins géants distillent encore une lumière dorée sur les écrins de marbre où se regardent les portraits des morts. Mais tout autour, des tranchées grattent le sol. Certaines sont immenses : elles abritaient des véhicules blindés.

De cette position, pendant six mois, les soldats russes ont bombardé l’armée ukrainienne et les civils d’ici. Puis, tout au fond du cimetière, les tombes fleuries deviennent une étendue de croix de bois clair. Il y en a 443. Certaines affichent un numéro ainsi que le nom du défunt, écrit à la main à l’aide d’un feutre noir. Les dates vont parfois des mois de mars – avant le début de l’occupation russe – à septembre, avant que l’armée nationale ne reprenne la zone il y a une semaine. D’autres ne disent rien. Et puis, plus loin, une fosse…

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