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l’histoire de l’envoyée spéciale du Figaro


La famille Stayano ramasse les débris de leur appartement après l’attaque au missile russe mercredi à Vyshhorod, une banlieue de Kyiv. Alberto Lores

DOSSIER – Alors que les températures descendent en dessous de zéro degré, les habitants de la capitale ukrainienne affichent leur esprit de résistance.

Envoyé spécial à Kyiv

Les faisceaux des lampes de poche ondulent dans la nuit brumeuse de Podil. Les habitants de ce quartier historique de Kyiv avancent prudemment sur les trottoirs glacés de leur capitale, plongés dans l’obscurité par une série de bombardements russes. A la lueur des bougies, un groupe de jeunes danse dans un appartement, comme pour défier le maître du Kremlin qui, à défaut d’avoir conquis leur ville, tente de la briser. Alors que les températures chutent sous les 0°C, Kyiv, qui comptait près de 3 millions d’habitants avant la guerre, se retrouve sans électricité, sans chauffage ni eau courante. Certains quartiers, comme Obolon, sont privés d’électricité depuis plus de trente heures. Confrontée à une série de revers militaires, qui l’ont contrainte cet automne à des retraites humiliantes dans le nord-est et le sud de l’Ukraine, la Russie a opté mi-octobre pour une stratégie de frappes régulières et massives sur les installations militaires. l’énergie de son voisin, quand…

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