Skip to content
Lille apprivoise le Red Bull Salzbourg et assiste aux huitièmes de finale


La Ligue des champions s’apparente souvent à un paysage occidental. Un territoire impitoyable où le moindre délit est sévèrement puni. Lille connaît ces régions, ayant été sanctionnée à de nombreuses reprises dans son histoire continentale récente. Et sait qu’en Europe, le monde du football se divise en deux catégories : ceux qui ont passé la phase de poules, et ceux qui creusent leur trou.

Vainqueur, mardi 23 novembre, du Red Bull Salzbourg (1-0), le club sportif olympique de Lille (LOSC) est pour une fois du bon côté du canon. Premiers de leur groupe G, les partenaires de Jonathan David, buteur, approchent des huitièmes de finale de la compétition reine en Europe. Un match nul à Wolfsburg début décembre assurera au champion de France une qualification.

Revivez la rencontre : Les Mastiffs du LOSC gagnent au forceps contre Salzbourg

Le temps passe vite dans le football. Signalés il y a trois semaines pour leur parcours indigent – rappelant ceux de l’équipe lors de ses dernières campagnes en Ligue des champions – les partenaires de José Fonte ont inversé la tendance en deux matchs. Après leur victoire à Séville (2-1), les Mastiffs ont continué face au champion d’Autriche. Avec la même recette qu’en Andalousie : de l’engagement, une défense retrouvée, et un Jonathan David pointu en attaque. « C’était un match difficile, avec beaucoup d’intensité, et nous savons que la Ligue des Champions exige que, a noté le seul buteur du match. On savait que le match ne serait pas facile, qu’il serait un peu sale par moment, mais qu’il faudrait passer par là.  »

Jonathan David trouve encore la faille

Dominés durant les vingt premières minutes de jeu par un RB Leipzig exploitant la perte de ballons lillois, les hommes de Jocelyn Gourvennec se sont recroquevillés, avant de corriger la frappe. Commençant à déployer un jeu plus vertical, ils ont ouvert le score suite à un petit nombre de Burak Yilmaz, entrant dans la surface, et un dégagement raté de la défense autrichienne. Idéalement servi, Jonathan David n’a pas hésité à aligner le gardien adverse (1-0, 31e). Déjà buteur à Séville, le Canadien de 21 ans devient le premier Lillois à enchaîner deux buts en autant de matches de Ligue des champions depuis Moussa Sow en 2011.

Depuis le début de la saison, la version LOSC Gourvennec n’a pas eu la solidité inébranlable qui caractérisait celle de Christophe Galtier. En championnat – c’était encore le cas à Monaco le week-end dernier – ils menaient souvent avant d’être rejoints. Et si Salzbourg a poussé en seconde période pour tenter de revenir au but, les coéquipiers de l’attaquant Karim Adeyemi, poison pour la défense lilloise lors du match aller (deux pénalités infligées) n’ont jamais réussi à se montrer dangereux. « Nous n’avons pas été assez efficaces dans le dernier tiers du terrain, a regretté le capitaine de Salzbourg, Andreas Ulmer. Nous avons souvent pris les mauvaises décisions et avons eu peu de chances. Mais nous avons joué contre une très bonne équipe. « 

Dans un stade Pierre-Mauroy savourant, sinon le jeu, l’engagement constant de son équipe, le LOSC n’a pas lâché prise. Et a remporté son premier succès à domicile depuis une victoire contre l’AEK Athènes en 2006. « C’est la première victoire du LOSC en Ligue des Champions à Pierre-Mauroy [inauguré en 2012], ce n’est pas rien « , savoure Jocelyn Gourvennec. Pour le technicien français, qui a récupéré un groupe champion de France, quoi qu’il en soit, puisque le résultat est là. « Avant le premier match contre Wolfsburg, nous avions annoncé que nous allions jouer la Ligue des champions à 300%, c’est ce que nous montrons aujourd’hui.. Nous avons eu une grande efficacité défensive depuis le début de la compétition. « 

Un premier endroit où aller

Dernier du groupe G il y a trois semaines, Lille s’est retrouvé d’abord dans une poule serrée, où tout se jouera lors du dernier match. En ayant leur destin entre leurs mains. « Quoi qu’il arrive, il y aura une compétition européenne à Lille en février, poursuit Gourvennec, son club étant assuré de finir dans le pire troisième et d’être transféré en Ligue Europa. Maintenant, nous espérons que ce sera le plus beau. «  Et les coéquipiers de Jonathan Bamba, incisifs mardi, entendent bien remporter leur dernier match.

Si la Ligue des champions est un western, alors la dernière journée du Groupe G ressemble à deux duels à mort dans la rue. Lorsque Wolfsburg-Lille et Salzbourg-Séville donneront le coup d’envoi, mercredi 8 décembre, les quatre équipes peuvent encore rêver de se qualifier. Mais à Salzbourg, la rue principale restera vide. En raison du reconfinement annoncé en Autriche, le match devra se dérouler à huis clos.  » C’est une honte, regretté Andreas Ulmer, notre équipe aurait mérité d’avoir notre public pour cette finale. « 

Face à Wolfsburg contraint de s’imposer pour espérer une hypothétique qualification, Lille devra éviter une défaite pour assurer la sienne. Dans une rencontre prometteuse du mordant, entre Wolves et Mastiffs, les partenaires de Jonathan David – « A l’efficacité d’un vieux malgré ses 21 ans », selon son coach – aspirent à enchaîner. « Nous n’avons encore rien fait, souligne le coach. Il reste encore un match à jouer, et il faudra livrer un gros combat à Wolfsburg.  » Parvenant à survivre dans le monde impitoyable qu’est la Ligue des champions, ses hommes aimeraient s’inspirer de leur parcours pour remonter la pente en championnat.

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.