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Londres propose des patrouilles conjointes sur la côte française à Paris

Le gouvernement britannique a proposé à la France, jeudi, des patrouilles de police conjointes sur les côtes françaises le long de la Manche, au lendemain de la mort de 27 migrants dans le naufrage de leur bateau.

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi 25 novembre proposer à la France des patrouilles de police conjointes sur les côtes françaises le long de la Manche après la mort de 27 migrants dans le naufrage de leur bateau.

Lors d’un entretien téléphonique mercredi soir, Boris Johnson et le président français Emmanuel Macron ont convenu d' »intensifier leurs efforts » et de « garder toutes les options sur la table » pour lutter contre les bandes de passeurs organisant les traversées illégales de la Manche, selon un Downing Street. porte-parole.

Le secrétaire d’Etat britannique à l’Immigration Kevin Foster a souligné que Londres est prêt à offrir à la France des « moyens » supplémentaires au-delà de son aide financière, comme l’hélicoptère déployé mercredi dans le cadre de l’opération de sauvetage.

« Nous sommes prêts à offrir un soutien sur le terrain, nous sommes prêts à offrir des ressources, nous sommes prêts à offrir, littéralement, des personnes pour aller là-bas et aider les autorités françaises », a-t-il déclaré dans le communiqué. BBC. « Il n’est dans l’intérêt de personne que cela continue. »

Kevin Foster a indiqué que le ministre de l’Intérieur, Priti Patel, rencontrerait dans la matinée son homologue français, Gérald Darmanin.

Selon Tom Pursglove, autre secrétaire d’État chargé de l’immigration, Boris Johnson a réitéré lors de l’entretien téléphonique une proposition, précédemment rejetée par Paris pour des raisons de souveraineté, d’organiser des patrouilles franco-britanniques sur les côtes françaises afin d’empêcher les migrants d’embarquer.

« J’espère vraiment que les Français reconsidéreront cette proposition », a-t-il déclaré mercredi soir à la BBC.

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Cette question des traversées, qui attise régulièrement les tensions entre Londres et Paris, est délicate pour le gouvernement conservateur de Boris Johnson, qui a fait de la lutte contre l’immigration son cheval de bataille au lendemain du Brexit.

A la suite d’une réunion de crise mercredi, Boris Johnson avait pointé du doigt les Français, estimant qu’ils n’avaient pas fait « assez » pour empêcher les traversées, malgré des aides de plus de 60 millions d’euros pour renforcer la surveillance de leur littoral.

« Ce que nous proposons, c’est d’augmenter notre soutien mais aussi de travailler avec nos partenaires sur les plages concernées », a-t-il déclaré.


Au lendemain du drame, le plus meurtrier impliquant des migrants en Manche à ce jour, plusieurs journaux britanniques pointent dans le même sens, le tabloïd The Sun publiant en Une la photo d’une patrouille de police française laissant, selon lui, des migrants monter à bord d’un bateau pneumatique.

Mais sur la BBC, le député du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont (LR) a qualifié le renforcement des patrouilles de plage de « solution folle », plaidant pour une collaboration entre les deux gouvernements pour trouver de « vraies solutions », comme permettre aux migrants de demander l’asile même s’ils ne sont pas au Royaume-Uni.

« Est-ce vraiment le moment de pointer du doigt ? (…) Est-ce le moment de ne pas lutter ensemble contre ces trafiquants ? », a réagi le député français Bruno Bonnell, du parti LREM du président Macron.

« Sur 30.000 personnes essayant de traverser la Manche, 60% ont été arrêtées », a-t-il déclaré à Sky News, admettant que c’était insuffisant. Mais « ça se passe la nuit sur de petites plages. La police ne peut pas être partout, soyons réalistes », a-t-il ajouté.

Avec l’AFP



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