Divertissement

Lors du procès Alain Françon « refait le film » de l’attentat qui a failli lui coûter la vie

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Aux assises de l’Hérault, l’avocat général a requis une peine de 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une « période de sûreté de 15 ou 20 ans » contre Mohammed Kemal, qui a blessé au cutter le 17 mars 2021, le réalisateur qui a écopé de trois Molières en 1995, 2010 et 2016.

« La Confrérie du Théâtre« C’était la meilleure thérapie, assurait mardi 6 décembre le réalisateur Alain Françon, âgé de 77 ans, venu témoigner devant les assises de l’Hérault lors du procès pour »tentative de meurtrede l’homme qui a failli se trancher la gorge en mars 2021.

Un homme de 33 ans, Mohamed Kamel, comparaît depuis lundi 5 décembre devant les assises de l’Hérault pour «tentative de meurtrepour avoir grièvement blessé le réalisateur français d’un couteau dans la gorge en mars 2021 à Montpellier. Alain Françon, grand amateur de Tchekhov et défenseur des auteurs contemporains, avait reçu un coup d’objet pointu, porté par derrière alors qu’il se promenait le 17 mars 2021 en fin de matinée à Montpellier, où il était venu animer un entrainement.

Au deuxième jour de ce procès, l’avocat général a requis une peine de 30 ans d’emprisonnement assortie d’une «période de sécurité de 15 ou 20 ans» et un suivi socio-judiciaire avec une ordonnance de traitement de cinq ans contre l’accusé, un Algérien de 33 ans arrivé en France à l’âge de 11 ans. Le verdict est attendu aujourd’hui mercredi 8 décembre, après la défense dispute.

Avant le réquisitoire, pendant une demi-heure, Alain Françon, 77 ans, a déclaré «l’acte totalement dénué de sens» dont il a été victime, le 17 mars 2021, dans le centre historique de Montpellier.
En fin de matinée, ce metteur en scène passionné par le geste d’Anton Tchekhov, dont la prolifique carrière a été récompensée par trois Molières, a profité du beau temps pour se promener, avant de rejoindre le conservatoire d’art dramatique où il a animé une formation .
Alors qu’il marche dans une ruelle, il a soudain le « se sentir bousculépar un inconnu de dos, témoigne face à la cour d’assises l’homme de lettres, costume sombre et chevelure blanche abondante. Mais il ne le fait pasne pas inclureaussitôt qu’il a été grièvement blessé, explique-t-il, visiblement ému, évoquant le «des gens remarquablesqui l’a sauvé quand il s’est finalement effondré, avec une profonde blessure de six pouces dans la gorge.

Un « mauvais regard »

Celui-ci « aurait été rapidement mortel sans premiers secours« Prodigué par des passants et deux employés d’une pharmacie, a expliqué le médecin légiste qui l’a examiné ce jour-là, après son opération. « Rien d’autre ne s’est passé», a insisté Alain Françon, démentant avec force avoir tenu la moindre remarque offensante envers celui qui, dans le box des accusés, garde la tête baissée. Lors de sa garde à vue, il a affirmé que le réalisateur avait «mal regardé« .
« Symboliquement« , c’est autre chose : plus que la douleur, Alain Françon regrette d’avoir »perdu ce que 45 ans de théâtre (lui ont appris) : la confiance, le respect des autres« . « Se méfier est quelque chose que je n’aime pas», souffle-t-il. Durant les deux semaines qui ont suivi l’attentat, jusqu’à l’arrestation du suspect, il « refaire le film« de sa vie, se demandant qui il pourrait avoir »vexer ou humilier autantpour mériter cela, rappelle-t-il aussi. Avant de comprendre qu’il peut « tomber sur quelqu’un« : »Et c’est 50% de soulagement», a-t-il enfin noté.

Si Mohamed Kamel a reconnu avoir frappé »un vieux« , qui aurait »mal regardéil a toujours nié avoir eu l’intention de le tuer. Au procès, il a dit qu’il était « Pardon« , puis il mentionne »un accident« , souligne que sa victime »n’est pas mort« , seulement « pires gensne sont pas en prison… Exaspéré par ses propos, le président du tribunal lui demande « se taire« .
Quelques minutes avant de s’en prendre à Alain Françon, ce Montpelliérain vivant d’expédients entre deux passages en prison avait été refoulé de la préfecture de l’Hérault, située à deux pas, où il n’avait pas pu déposer de demande de renouvellement de son titre de séjour. , faute de rendez-vous. agression, « c’est une réponse aveugle et vengeresse à une victime bouc émissaire aléatoire», a avancé un expert psychiatre.

Bien que n’osant plus prendre le métro et craignant le « des ombres sur son dos», Alain Françon avait pu reprendre les répétitions, après quelques semaines, et retrouver ses amis comédiens, techniciens, régisseurs. Depuis lors, il amonté cinq pièceset a un sixième dans les travaux. « La fraternité du théâtre, c’était ma plus grande thérapiea conclu le très respecté réalisateur.

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