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L’OTAN soutient l’Ukraine contre les cyberattaques après un piratage massif

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L’Otan a annoncé vendredi sa prochaine coopération avec l’Ukraine contre les cyberattaques, après que le pays a été touché par une vaste attaque informatique qui a envoyé des messages aux principaux sites gouvernementaux, dans un contexte de tensions accrues avec la Russie.

L’Otan a annoncé vendredi 14 janvier la signature prochaine d’un accord avec l’Ukraine pour renforcer sa coopération contre les cyberattaques, quelques heures après un vaste piratage informatique qui a visé plusieurs ministères ukrainiens.

Cette annonce intervient dans un contexte de tensions accrues entre Moscou et l’Occident autour de l’Ukraine.

Un haut responsable américain a accusé vendredi la Russie d’avoir « pré-positionné » des agents en Ukraine « pour avoir la possibilité de créer de toutes pièces un prétexte à une invasion, y compris par des actes de sabotage et des opérations d’information ». .

>> A (re)voir sur France 24 : LE DEBAT – Discussions entre l’Otan et la Russie : Poutine est-il audacieux ou stratège ?

Le Kremlin a qualifié ces accusations de « gratuites », soulignant qu’elles n’étaient « étayées par aucune preuve ».

L’accord, qui sera signé « dans les prochains jours », « prévoit notamment l’accès de l’Ukraine à la plateforme de partage d’informations sur les malwares de l’Otan », a précisé Jens Stoltenberg dans un communiqué. le secrétaire général de l’Alliance atlantique.

L’Ukraine a déclaré vendredi qu’elle avait été touchée par une cyberattaque majeure qui visait plusieurs de ses ministères. L’origine de ce piratage reste pour le moment inconnue.

Ce sabotage a été immédiatement condamné par l’Union européenne, au milieu d’une séquence diplomatique tendue entre la Russie et l’Occident, qui craignent une invasion de l’Ukraine par les troupes russes.

« Ukrainiens, préparez-vous au pire »

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a affirmé que tous les moyens étaient mobilisés pour aider Kiev. « Vous pouvez imaginer qui a fait ça », a-t-il dit.

Le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, a pour sa part dénoncé un complot destiné à « déstabiliser la situation en Ukraine ».

Kiev et l’Occident ont par le passé accusé à plusieurs reprises des équipes de hackers russes de mener des attaques coordonnées contre leurs infrastructures stratégiques, ce que Moscou dément.

Vendredi, l’Ukraine a assuré n’avoir constaté aucun dégât significatif suite à cette attaque « massive ».

Un message menaçant – en ukrainien, russe et polonais – avait été posté sur la page d’accueil de la diplomatie ukrainienne par les auteurs de l’attentat.

« Ukrainiens, ayez peur et préparez-vous au pire. Toutes vos données personnelles ont été téléchargées sur la Toile », pouvait-on lire dans ce message accompagné de plusieurs logos dont un drapeau ukrainien barré.

Les autorités ont cependant nié tout vol de données.

Cette cyberattaque intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Ukraine et la Russie voisine, que Kiev et ses alliés occidentaux accusent de planifier une nouvelle invasion du territoire ukrainien.

Le sabotage informatique à grande échelle visant les infrastructures stratégiques ukrainiennes afin de perturber les autorités est l’un des scénarios évoqués comme annonciateur d’une offensive militaire classique.

L’Ukraine a été la cible de cyberattaques contre la Russie à plusieurs reprises ces dernières années, notamment en 2017 contre plusieurs infrastructures critiques et en 2015 contre son réseau électrique.

La justice américaine a révélé en octobre avoir inculpé six agents du renseignement militaire russe pour ces cyberattaques et d’autres dans le monde.

Une centaine de chars

En 2015 en Ukraine, une cyberattaque attribuée à Moscou a provoqué une coupure de courant de plusieurs heures dans l’ouest de son territoire.

Plusieurs attaques DDos [attaque par déni de service distribué] de Russie ont également déjà frappé la Commission électorale ukrainienne, selon Kiev.

L’attaque de vendredi intervient après plusieurs séries de pourparlers entre responsables russes et occidentaux qui ont eu lieu cette semaine pour désamorcer la crise autour de l’Ukraine, sans permettre aucun progrès.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé une réunion à trois, éventuellement virtuelle, avec ses homologues américain Joe Biden et russe Vladimir Poutine pour désamorcer les tensions, a indiqué vendredi Iermak.

La Russie a indiqué qu’elle ne voyait pas l’intérêt de reprendre ces discussions à court terme, tout en assurant qu’elle n’avait aucune « intention » d’envahir son voisin.

Dans ce contexte, le ministère russe de la Défense a diffusé vendredi des images de manœuvres militaires avec 2 500 soldats et une centaine de chars se déroulant à une cinquantaine de kilomètres de la frontière ukrainienne.

La Russie a annexé la péninsule ukrainienne de Crimée après une révolution pro-occidentale en 2014. Moscou est également largement considérée comme le parrain militaire des séparatistes pro-russes en guerre avec Kiev dans l’est de l’Ukraine depuis 2014.

Avec l’AFP


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