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L’OTAN teste la défense anti-aérienne de MAMBA en Roumanie


Le système français déployé sur la base de Capul Midia a « repoussé » une simulation d’attaque aérienne. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, aucune démonstration de force n’est anodine.

Une semaine après un lancement accidentel de missile en Pologne, l’OTAN a testé sa défense anti-aérienne. Mercredi, le système français MAMBA, installé sur la base de Capul Midia en Roumanie, a « repoussé » une simulation d’attaque aérienne.

Des F-16 turcs, des Eurofighter espagnols, des avions de combat électroniques américains EA-18 Growler et des Rafale Marines français ayant décollé du porte-avions Charles de Gaulle participé à la formation. « Des exercices comme celui-ci garantissent que les forces de l’OTAN sont capables d’opérer ensemble et sont prêtes à répondre à toute menace provenant de n’importe quelle direction.», a commenté l’Alliance atlantique, assurant qu’il s’agissait d’un exercice de routine. Le MAMBA est équipé de 8 missiles d’interception Aster et d’un radar multifonction Arabel.

Le radar Arabel du système MAMBA. État-major de l’armée

Des systèmes rares et coûteux, convoités par l’Ukraine

Dans le contexte de la guerre en Ukraine, aucune démonstration de force n’est anodine, comme cela est souligné au sein de l’Alliance. Depuis l’invasion russe, l’OTAN a renforcé ses défenses sur son flanc oriental. Les effectifs des bataillons de « présence avancée » ont sensiblement augmenté, ainsi que les missions de police de l’air. Quatre Rafale seront ainsi envoyés vendredi en Lituanie pour prendre le relais de l’armée de l’air tchèque.

En mai, la France a envoyé un système MAMBA en Roumanie. Il permet de protéger le port de Constanta contre «lancements de missiles de croisière, avions, drones et missiles balistiques tactiques», disent-ils au sein de l’Otan. Des batteries de missiles Patriot ont été déployées en Slovaquie par l’Allemagne et en Pologne par les États-Unis, et NASAMS par l’Espagne en Lettonie. Ces systèmes rares et coûteux sont également convoités par l’Ukraine, qui doit défendre ses villes et ses infrastructures critiques contre les bombardements russes.

La construction d’un réseau de défense anti-aérienne allié « multi-couches » est redevenue une priorité face à la Russie. Il s’appuie sur une architecture complexe comportant des capacités d’interception à basse, moyenne ou haute altitude, mais également sur des moyens de détection longue portée. En Roumanie, celles-ci sont assurées par la station de défense anti-aérienne Aegis Ashore, opérationnelle depuis 2015. Le commandement de ces défenses est centralisé au sein de l’OTAN, notamment sur la base américaine de Ramstein. Face à une menace, la rapidité de décision est cruciale.

Avant son déploiement en Roumanie, le système MAMBA n’avait jamais été testé au sein d’un réseau de l’OTAN. Depuis, c’est régulier. Des exercices de routine d’ampleur variable ont lieu une fois par mois. Une centaine de militaires de l’armée de l’air ont été envoyés en Roumanie pour assurer son fonctionnement.


VOIR ÉGALEMENT – Pologne : selon Moscou, le missile a été tiré par un système de défense des forces ukrainiennes

lefigaro -fp

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