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LREM devient Renaissance, un « nouveau chapitre de la vie politique » selon Macron


Le nouveau parti présidentiel, censé redéfinir la doctrine du macronisme et canaliser les ambitions pour 2027, a été inauguré samedi à Paris. Le député européen Stéphane Séjourné a été élu à sa tête.

Les macronistes sont descendus d’un étage. Pour refonder La République en marche (LREM) à la Renaissance, samedi 17 septembre, ils ont investi le décor du Carrousel du Louvre. A quelques mètres en contrebas de l’esplanade où Emmanuel Macron a fêté sa victoire en 2017. Le dispositif de ce congrès est moins grandiloquent mais l’essentiel est là. Un écran géant, des couleurs françaises et européennes, une longue tribune divisant le public et un nouveau chef : l’ancien conseiller élyséen Stéphane Séjourné.

A peine investi comme secrétaire général du parti, l’eurodéputé a reçu les encouragements du chef de l’Etat. « C’est unis et rassemblés que nous allons ouvrir un nouveau chapitre de la vie politique de notre pays », a lancé le président de la République – et nouveau président d’honneur du parti – dans une vidéo diffusée sur les écrans. face aux « des bouleversements »« nous n’avons pas le temps pour la division »insista-t-il en balayant les divisions. « Sans unité, les extrêmes prévaudront.»

Devant un parterre de plus d’un millier de sympathisants, ministres et parlementaires, Stéphane Séjourné a fait l’éloge de sa nouvelle entreprise à la tribune, au nom de la « dépassement ». « La Renaissance sera un vrai parti politique », « structuré mais pas figé », a déclaré l’eurodéputé. Il s’agit de corriger les travers de LREM, accusé de manquer de débat interne et d’implantation locale, pour redéfinir une « idéologie » et faites-le « le parti le plus décentralisé de la Ve République ».

Consultés en ligne vendredi et samedi, les militants ont approuvé la direction de la nouvelle formation (83% des votes pour), ses statuts (87% des votes pour) et sa charte des valeurs (96%). Quelque 25 000 membresagrééont été appelés à s’exprimer.

Préparer l’après-Macron

Si le mouvement fondé en 2016 par Emmanuel Macron se renouvelle, les fondamentaux macronistes n’ont pas changé : Europe, écologie, travail, laïcité et égalité des chances. A Renaissance, « nous croyons que le mouvement est la seule solution possible »a déclaré la Première ministre, Élisabeth Borne, pour mieux se distinguer des promoteurs de la « blocage ». Comprendre : les oppositions, de la gauche qui « le doute sur la valeur du travail » aux républicains, dont « digues » avec le Rassemblement National « émietter »selon les mots de Stéphane Séjourné.

Applaudissements dans la salle et au premier rang, où s’alignent les candidats à la présidentielle. Il y a les ministres Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, décidés à rester dans le giron de la Renaissance, où le premier s’occupe des idées et le second de la formation. Il y a aussi Édouard Philippe, l’ancien premier ministre désormais à la tête de sa formation, Horizons. Renaissance a également été conçu pour canaliser leurs ambitions.

S’ils veulent obtenir l’investiture du parti pour 2027, chacun sait qu’ils devront passer par sa procédure d’investiture – le casse-tête a été renvoyé à un congrès en octobre 2024 au plus tard, après les élections européennes. « Nous faisons le choix de la confiance »plutôt que celle du « division » et de la« affrontement »a prévenu le délégué général de LREM, avant de passer le flambeau à Stéphane Séjourné.

L’après-Macron est déjà dans les esprits. « Il nous fallait une étincelle pour relancer la machine et continuer la fête sans Macron. Ce qui est en jeu là-bas, c’est l’après »raconte Alexandre Meslin, un militant venu de l’Yonne pour écouter les discours, drapeaux français et européens à la main. « Nous voulons inscrire dans le temps ce courant central de la vie politique »accueille pour sa part le député Pieyre-Alexandre Anglade.

projet contrarié

Les partisans d’Emmanuel Macron ont toutefois dû revoir leurs plans à la baisse. Le projet de « grand mouvement politique »initialement voulue par le chef de l’Etat s’est effondrée, contrariée par la volonté d’autonomie de ses alliés Édouard Philippe et François Bayrou. Du coup, il est réduit à Renaissance, qui doit rejoindre les petits partis Territoires de progrès, emmenés par le ministre Olivier Dussopt (Travail), et Agir, emmené par Franck Riester (Relations avec le Parlement).

Autre ombre sur l’opération, l’absence de François Bayrou au meeting du Louvre, alors qu’une chaise lui avait été réservée au premier rang. Un peu plus tôt, dans Le Parisienle président du Mouvement démocratique (MoDem) s’est dit opposé à toute « passage forcé » sur les retraites. Un avertissement lancé à Emmanuel Macron, qui compte accélérer son travail en faisant adopter sa réforme d’ici la fin de l’année, via le budget de la Sécurité sociale.

De ces tensions dans la majorité, il n’était pas question vendredi. On a plutôt demandé aux macronistes de s’unir et de se lancer dans une « campagne permanente ». « Je veux que Renaissance rencontre les Français qui doutent »a insisté Stéphane Séjourné au micro, faisant écho au « combat au sol » auquel Emmanuel Macron a fait appel. Un peu plus tôt, l’intervention du chef de l’État se concluait par un vœu, évoquant au-delà de 2027 : « Vive la Renaissance ».

lefigaro -fp

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