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L’UFC-Que Choisir appelle à ne plus acheter de stylos à bille pour les enfants


A quelques jours de la rentrée, l’association a testé une trentaine de produits scolaires et conclut que près de la moitié comportent des composants potentiellement dangereux.

La fabrication des fournitures scolaires est insuffisamment encadrée et des composants potentiellement dangereux se retrouvent dans nombre d’entre elles, estime l’association UFC-Que Choisir, qui appelle notamment les parents à éviter l’achat de stylos à bille. association de défense des consommateurs « déconseille aux parents d’acheter des stylos à bille à leurs enfants compte tenu du cocktail de substances nocives que l’on retrouve dans toutes les références testées »a-t-elle déclaré dans un communiqué publié le jeudi 25 août.

A quelques jours de la rentrée, l’association a testé une trentaine de produits scolaires (stylos, marqueurs ou surligneurs) et conclut que près de la moitié comportent des composants potentiellement dangereux. Il est « phtalates reprotoxiques et perturbateurs endocriniens, impuretés cancérigènes, hydrocarbures aromatiques polycycliques, isothiazolinones, alcool benzylique, toluène et benzène », répertorie l’association. Ces composants sont connus pour être susceptibles de provoquer de multiples pathologies allant des allergies aux cancers, même si ce risque reste théorique en l’absence d’études sur les éventuelles conséquences concrètes sur la santé des élèves.

Pourtant, le risque est pris suffisamment au sérieux par les autorités sanitaires pour que l’une d’entre elles, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), s’en préoccupe au début de l’été. Sur la base de travaux qui comprenaient également des tests antérieurs de l’UFC-Que Choisir, elle avait jugé la législation insuffisante tant au niveau français qu’européen. Elle avait demandé d’aligner la législation européenne sur celle, beaucoup plus contraignante, en vigueur pour les jouets, reprenant une demande déjà exprimée de longue date par l’UFC-Que Choisir.

Ce dernier l’a réitéré lors de son test de jeudi, jugeant qu’il prouvait l’insuffisance de la réglementation en vigueur, et demandant à la France de porter le sujet au niveau européen. « Presque aucun de ces produits n’est illégal dans sa composition en raison d’une réglementation européenne aussi laxiste qu’absurde », juge-t-elle. Une exception toutefois : un stylo acheté dans un magasin de la chaîne B&M, apparaît déjà illégal, selon l’association, qui réclame son retrait immédiat.

lefigaro -fp

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