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Macron choisit Paris pour accueillir la Maison du dessin de presse

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Et au final, Paris gagne. Après plusieurs mois d’hésitation, Emmanuel Macron a choisi la capitale pour accueillir la future Maison du dessin de presse et du dessin satirique, destinée à soutenir l’action des professionnels du dessin animé. Une décision présidentielle qui provoque la colère des villes concurrentes, et notamment des partisans de la candidature de Limoges, qui dénoncent une « Fait du prince » avant même l’annonce officielle, attendue mardi 11 janvier, lors d’une allocution de M. Macron en fin d’après-midi devant l’Association de la presse présidentielle.

La décision de créer une maison de dessin de presse a été prise par le chef de l’État à l’occasion du cinquième anniversaire de l’attentat de Charlie Hebdo, perpétré le 11 janvier 2015. « La France est toujours à côté (…) de ceux qui défendent la liberté d’expression », avait déclaré M. Macron, lors de ses vœux à la presse, le 15 janvier 2020, assurant que le nouvel établissement national serait « Un lieu de rencontre, de formation, d’exposition ». « Nous sommes un pays où la liberté de critiquer va de pair avec la liberté de s’exprimer », avait-il justifié. En septembre, le ministère de la Culture a débloqué 2 millions d’euros pour financer le lieu.

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Après l’annonce présidentielle de 2015, plusieurs villes s’étaient déclarées candidates pour accueillir la Maison du dessin de presse : Paris, Strasbourg et Limoges – cette dernière associée au village voisin de Saint-Just-le-Martel (Haute-Vienne), où le Le Salon international de la caricature, du dessin de presse et de l’humour se tient depuis 1982. Candidat le temps, Bordeaux a jeté l’éponge après les élections municipales de juin 2020, le nouveau maire, Pierre Hurmic (EELV), ne souhaitant pas concurrencer Limoges, selon lui plus légitime d’accueillir le centre.

La candidature de Paris a notamment été soutenue par des auteurs de Charlie Hebdo. Dans une lettre ouverte publiée le 5 septembre, plusieurs d’entre eux ont estimé nécessaire de choisir un lieu parisien pour « Défendre [le] Langue [du dessin de presse], le diffuser, le rendre accessible à tous ” et « Soutenez les designers, ne laissez pas les enseignants et les associations seuls ». « Il ne manque que votre engagement, celui de l’Etat, qui ne serait rien d’autre que le respect de la parole donnée », ont écrit les signataires, dont Maryse Wolinski, la veuve du dessinateur assassiné, à l’adresse du président de la République.

Trop enclavé

A Limoges, nous nous sommes appuyés sur l’expertise de la région en matière de défense du dessin de presse. En effet, la ville de Saint-Just-le-Martel, à dix kilomètres de la capitale limousine, accueille depuis quarante ans un festival sur le sujet et dispose déjà d’un centre international de la caricature, avec une collection de quelque 10 000 dessins de presse originaux, confiés par des illustrateurs du monde entier, ainsi que 30 000 magazines et journaux. L’idée des promoteurs du projet était de confier cette collection à la Maison du dessin de presse, qui aurait été située à Limoges et de conserver le festival à Saint-Just-le-Martel.

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